L'actuelle édition du Vendée Globe «La plus belle épreuve en solitaire du monde. Pour moi, cette année, il y avait au départ plus d'une dizaine de vainqueurs potentiels. Certains abandons m'ont beaucoup touché, comme Samantha Davis. Finalement, il y a eu très peu de casse et beaucoup de collisions. C'est dramatique car cela veut dire que certains bateaux n'utilisent pas de moyens de localisation corrects. J'ai une pensée émue pour Marc Guillemot ou Kito de Pavant. Ils ne s'en remettent pas: après quatre ans de préparation, le travail de toute une équipe, l'objectif est quand même d'aller au bout. Dès l'an prochain, je vais moi-même me mettre en quête de "membres bienfaiteurs" pour la Route du Rhum. J'aimerais bien trouver un partenaire en lien avec le logement social, l'accès au logement, avec des promoteurs, des entreprises du bâtiment.»
La bagarre pour la tête de l'UMP
«Compte tenu de la situation économique de la France, de nos difficultés au quotidien, c'est pitoyable. Surtout quand on se souvient de l'image d'unité qu'a essayé de se donner la droite pendant la campagne présidentielle. La gauche n'a vraiment pas de leçons à recevoir de ces gens-là.»
Les frictions entre Montebourg et Mittal
«Je trouve que c'était courageux d'adresser un ultimatum au groupe Mittal. Le gouvernement avait pourtant pris le temps de négocier mais en face, ils ont des interlocuteurs qui ne tiennent pas leurs engagements. Qu'ils soient Indiens ne change rien: ils sont là pour le business, n'ont aucun état d'âme et veulent surtout réaliser des transferts de technologie. Je ne comprends pourtant pas pourquoi le gouvernement ne revient pas sur les 35heures: les entreprises artisanales françaises qui veulent produire ont besoin d'heures. Mais Arnaud Montebourg a raison sur le produire français. Moi, j'achète de la résine française pour mes bateaux et j'essaie de me fournir pour le reste en Europe, le plus près possible. En tout cas, Florange est un bel outil industriel, mondialement reconnu. Il faut sauver la peau des familles qui travaillent là depuis des générations. J'ai grandi dans ce coin, j'étais jeune homme quand l'entreprise de textile Boussac a été démantelée. Mais à l'époque, les ouvriers retrouvaient du travail tout de suite.»
Gérant de technologie marine à Saint-Philibert Né en 1955 à Mirecourt dans les Vosges Parcours Diplôme de prothésiste dentaire en 1974 Apprend son métier de constructeur de bateaux aux États-Unis en 1981 Crée son chantier Technologie Marine en 1985 Troisième participation à la Route du Rhum en 2010