Un mois vu par Abdel Belmokadem

Un mois vu par Abdel Belmokadem

Directeur Nes & Cité, à Vaulx-en-Velin, société de conseil et formation spécialisée dans la médiation, créée en 2001 ParcoursNé le 14mars 1968 Médiateur entre les jeunes et les forces de l'ordre lors des émeutes de Vaulx-en-Velin en 1990. Médiateur de la Ville de Vaulx-en-Velin de 1993 à 2000. Auteur de "Tendez-nous la main", Éditions Anne Carrière, février2012

Les émeutes d'Amiens «Cette triste actualité fait écho à mon essai, "Tendez-vous la main", dans lequel j'explique que depuis la crise de 2008-2009 les quartiers sont étrangement calmes et que le pire est à venir. Avec les amortisseurs de la crise mis en oeuvre, les retombées ne se ressentent pas tout de suite. Or les premiers touchés sont les gens en bas de l'échelle et les habitants des quartiers. Nous assistons aux premiers retours de bâton. Le tout répressif, comme le tout préventif, a ses limites. Mon idée est d'ajuster les réponses en fonction du contexte et de la problématique, de savoir doser entre le répressif et le préventif au bon moment, au bon endroit. Cela requiert de renforcer les moyens de la justice, de remettre des moyens pour l'action sociale dans les quartiers, puis d'évaluer les actions mises en oeuvre et de les ajuster si besoin. Je pense qu'il faut aller vers les gens car une partie d'entre eux n'a plus confiance dans les institutions ou les associations. C'est ce que Nes & Cité propose avec son service Medialog: aller sur le terrain pour reconnecter la population avec les collectivités, dans l'objectif ultime de créer de l'emploi.»




Le pouvoir d'achat

«L'emploi et le pouvoir d'achat constituent le nerf de la guerre. J'ai proposé au gouvernement de mettre en place un crédit d'impôt sur l'innovation sociale pour les sociétés dans le but de recréer de l'emploi et du pouvoir d'achat, qui sont tous deux liés. En tant que chef d'entreprise je suis content de payer des impôts et de participer à la vie de la société mais ce qui me chagrine, c'est de ne pas savoir où va mon argent. Je préférerais créer de la richesse et de l'emploi sur mon territoire, en finançant via l'impôt des associations en faveur de l'emploi.»




La catastrophe humanitaire en Syrie

«C'est insupportable de constater que des politiques de premier plan ne sont pas capables de prendre leurs responsabilités.

On envoie des négociateurs mais à un moment donné, quand tous les efforts ont échoué, il n'y a pas d'autre moyen que la force pour éviter un tel carnage humanitaire.»