800.000 habitants de plus en Midi-Pyrénées dont 400.000 à Toulouse en 2040. «Ces chiffres de l'Insee (tirés de l'étude ?Population de Midi-Pyrénées en 2040?, publiée en décembre, ndlr) posent avec acuité deux questions redoutables: la relation entre Toulouse et les autres villes de la région et notre capacité à accueillir de nouveaux habitants. Il ne peut en effet y avoir de croissance économique sans infrastructures de transport suffisantes. L'arrivée de la LGV à Toulouse n'est prévue qu'en 2020 alors que Saragosse dispose du TGV depuis 2008! De même il reste encore à faire en terme d'infrastructures routières pour les bassins d'emploi régionaux. Quant aux transports collectifs, ils doivent être dignes de ce nom dans un rayon de 30km autour de Toulouse. Il faut s'inspirer de ce que Pierre Mauroy a fait à Lille: métro-tram-train... Un autre sujet me préoccupe: les réserves d'eau. Elles doivent en effet subvenir à la consommation de ces nouveaux habitants et des agriculteurs. L'eau est le pétrole du Sud-Ouest et il risque d'en manquer. Il est alors dommage que des projets importants comme le réservoir de Charlas, dans le Comminges, n'aboutissent pas. Le courage politique fait cruellement défaut.Si les collectivités et l'État renoncent à ce projet, il faut alors des alternatives pour stocker les 250millions de m³ nécessaires.»
La mise en circulation du tramway toulousain retardée
«Tous les matins, nous nous lamentons à propos de la réussite économique allemande. Ils ont réduit le chômage, ils savent préserver leurs emplois industriels et le dialogue social est vécu comme un facteur de croissance. En France, moins de 10% des salariés sont syndiqués. L'émiettement syndical constitue une grande faiblesse. C'est ainsi que l'on assiste à des spectacles désolants comme le conflit qui a retardé la mise en circulation du tramway toulousain. Ce moyen de transport appartient aux habitants et à ceux qui le financent, c'est-à-dire les entreprises et les contribuables. Si les critères de représentativité existent, les confédérations syndicales doivent savoir trouver les compromis nécessaires à l'émergence de l'intérêt général.»
Président Conseil Economique Social et Environnemental (CESER) de Midi-Pyrénées depuis 1992 PARCOURS Né le 1er mars 1947 Diplômé de droit Ancien secrétaire général de la CFDT de l'Aveyron puis de Midi-Pyrénées Président de l'Association TGV-Eurosud-Transport depuis 2000