Des pneus, des articles d’occasion et maintenant… des bouquets de fleurs. Joris Escot, entrepreneur devenu expert de la franchise, passé par Point S et la direction générale de l’enseigne girondine Easy Cash, a bouclé début juin le rachat de l'enseigne agenaise Carrément Fleurs.
Il en est devenu majoritaire (55 %) aux côtés de son associée Agnès Hariche, directrice générale du groupe créé en 2006 à Agen (Lot-et-Garonne) par Chantal et Bruno Pain. Le rachat du groupe a été piloté par la société parisienne de conseil en ingénierie financière Entrepreneurs et Finance et abondée par les deux fonds d’investissement Multicroissance (Banque Populaire Occitane) et Grand Sud Ouest Capital (Crédit Agricole).
Un réseau de 39 magasins
"La fondatrice cherchait un directeur général pour l’aider à piloter le réseau. J’ai exercé cette fonction en externalisé. Lorsqu’elle m’a fait part de son souhait de céder l’entreprise, je me suis assez naturellement mis sur les rangs des repreneurs", raconte le dirigeant.
Le voilà désormais à la tête d'un réseau de 39 magasins spécialisés dans la vente de fleurs, essentiellement basés dans le sud de la France. 38 sont franchisés, un seul est intégré et basé à Eysines (Gironde), servant de "magasin pilote pour éprouver nos idées de développement et faire des tests", poursuit Joris Escot. L'ensemble emploie 250 personnes et affiche 24 millions d'euros de chiffre d'affaires.
"L’enseigne est bien née, elle n’a jamais fermé un magasin pour raisons économiques en 20 ans. Les performances économiques sont bonnes : les magasins les plus anciens du réseau ont fait leur meilleure année l’an dernier. Tout est aligné", assure Joris Escot.
3 à 5 nouveaux magasins par an
Quelques pistes de développement sont déjà à l’étude, notamment ouvrir davantage de magasins en intégré mais aussi attirer de nouveaux profils d’entrepreneurs qui souhaiteraient devenir franchisés, moyennant un ticket d’entrée à 17 000 euros. Et les arguments ne manquent pas. "C’est un métier très rentable et qui a un BFR (besoin en fonds de roulement) négatif, générant une trésorerie assez confortable", ajoute l’entrepreneur. "Il y a aussi un enjeu d’industrialiser notre manière de procéder, notamment dans la gestion des achats ou la digitalisation". Carrément Fleurs a pour projet d’ouvrir 3 à 5 magasins par an.