Pour l'État, l'enjeu est de conserver les sites d'assemblage en France, mais aussi de maintenir les compétences des équipementiers et des sous-traitants. Les industriels du secteur ont signé un code de performance et de bonne pratique. «Nous avons travaillé sur le partage du risque en amont en terme d'investissement, notamment dans la plasturgie, a précisé Luc Chatel. Les échanges ont été plus sportifs sur les politiques d'achats. Nous avons mis fin à l'exigence, vis-à-vis d'un sous-traitant, qu'une part de sa production provienne du low-cost.» Mais les sous-traitants ne sont pas convaincus. «À prix égal, le groupe choisit le low-cost, peste un dirigeant. J'ai perdu un marché, récemment, pour un euro, alors que le produit revient ensuite en France. Mais tant que, dans les groupes, les acheteurs auront pour objectif de réaliser 70% de leurs achats dans ces pays, cela ne bougera pas.» Cet autre entrepreneur, dénonce, sous couvert d'anonymat, des pratiques encore plus dures. «J'ai déposé des brevets pour plusieurs process dans ma société et le groupe avec lequel je travaille les utilise... sans rien me verser. Je ne peux rien faire. Si je me plains, je perds le marché et pour nous c'est fini.» Reste à savoir si la "plateforme d'échanges" entre les acteurs, chère à Luc Chatel et qui doit se réunir mensuellement, parviendra à résoudre ces problématiques.
Un code de performance et de bonne pratique
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