UIC Est : Pour un avenir plus compétitif et plus «vert»
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UIC Est : Pour un avenir plus compétitif et plus «vert»

Comme dans le reste du pays, la chimie en Alsace a beaucoup souffert de la crise. Pour les acteurs de la filière, l'avenir passera par une meilleure compétitivité et des technologies «vertes».

L'année 2009 est à marquer d'une croix noire pour l'industrie chimique en France qui, selon une estimation de l'Union des industries chimiques (UIC), a vu son chiffre d'affaires reculer de 18%, s'établissant à 67,6milliards d'euros, contre 82,4milliards en 2008. Les investissements ont aussi connu une baisse significative, passant de 3milliards d'euros en 2008 à 2,5milliards en 2009. Les emplois directs sont passés de 182.140 à 178.000 personnes. En Alsace, en 2009, les volumes de production se situaient en général entre 50% et 80% de la capacité des sites. «Mais nous avons continué à embaucher et à former les salariés», fait remarquer Thibaud Tiberghien, président de l'UIC Est, regroupant les industriels d'Alsace et de Lorraine, et président du directoire de Pec-Rhin à Ottmarsheim. En Alsace, l'UIC Est compte 50 entreprises adhérentes totalisant 6.166 salariés, contre 6.391 en 2008. 80% des entreprises sont à capitaux étrangers.




Amorcer une transition avec l'aide des politiques

Selon l'UIC Est, si la chimie veut assurer son avenir en France et en Alsace, elle doit s'orienter vers une chimie du végétal, améliorer la durabilité de ses modes de production et intégrer des filières d'avenir comme la gestion de l'énergie, les matériaux et la nano-économie. «L'enjeu de l'Europe est d'avoir des unités performantes en matière environnementale», affirme Thibaud Tiberghien. Il pointe du doigt différents freins à la compétitivité française: des prélèvements obligatoires plus élevés que dans les pays européens voisins (23% de la valeur ajoutée en France, 10% en Allemagne), une pression fiscale encore trop lourde malgré la réforme de la TP et le poids cumulatif des réglementations. Il dénonce également les rigidités administratives dans le développement de nouvelles unités. «En France, il faut 18 mois pour obtenir l'autorisation d'installation d'une nouvelle unité, alors qu'en Allemagne, le délai est de 15 jours!», s'exclame-t-il. L'industrie chimique en France a perdu en compétitivité par rapport à l'Allemagne. Elle doit rattraper son retard.




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