Si les professionnels du tourisme s'accordent à dire que la dernière saison estivale a été plutôt satisfaisante en Loire-Atlantique, la question de la répercussion de la baisse de la TVA dans le secteur de la restauration, ramenée de 19,6% à 5,5%, reste au centre de toutes les interrogations. Hervé Novelli, secrétaire d'État au commerce, a d'ailleurs fermement rappelé à l'ordre les syndicats de restaurateurs, estimant que la baisse des prix espérée n'était pas à la hauteur des attentes.
Pour Philippe Quintana, président de l'UMIH 44, «il faut que les consommateurs soient responsables et privilégient les établissements vertueux. Ceux qui ne respectent pas les engagements pris avec le gouvernement salissent notre image et c'est ceux qui jouent le jeu de la baisse de la TVA qui risquent de trinquer. Le problème c'est que les syndicats ne représentent que 50% des professionnels, et on a du mal à se faire entendre auprès de l'autre moitié. Le risque pour tout le monde, c'est que cette baisse de TVA soit supprimée. Il faut en être conscient».
Accusés de pas suffisamment répercuter la baisse de la TVA sur les prix de leurs cartes, les restaurateurs sont dans la tourmente. L'UMIH 44 (Union des métiers et industries de l'hôtellerie) en appelle à leur responsabilité.