Les faits. Les profondes mutations du secteur des énergies renouvelables auront eu raison de Tryba Solar. Née sous ce nom en 2005 pour développer une activité
autour des panneaux solaires et photovoltaïques, cette émanation du groupe Tryba a changé de nom au 1erjanvier dernier. «Les tensions rencontrées sur le solaire depuis septembre2010 et l'entrée en vigueur d'une réglementation moins favorable ont poussé à repositionner Tryba sur les énergies renouvelables, en tant que multispécialiste», rappelle Ludovic Tanneau (photo), dirigeant de cette structure. Il a, tout au long de l'exercice passé, mis en place une offre complète (une dizaine de produits, poêles ou chaudières à granulés, pompes à chaleur...) et des outils commerciaux répondant à cette stratégie orientée «intégration de solutions de chauffage apppuyées sur les énergies renouvelables». Première étape avant de plancher sur le nom de la nouvelle structure. L'entreprise a associé ses concessionnaires, une petite dizaine pour l'instant en France, à la recherche de ce nouveau nom et à la définition de la stratégie de la marque pour 2012. Très vite, «il s'est dégagé qu'il était important de conserver la racine Tryba, qui bénéficie de 70% de notoriété spontanée en France», détaille Ludovic Tanneau, «puis Énergies est venu naturellement, car c'est un terme large, ouvert et qui évoque explicitement le virage que nous avons pris». Non révélé, l'investissement est «important», entre la PLV, l'ensemble des outils de communication, les panneaux qui vont progressivement équiper le réseau... Le regard de l'expert. «Tryba Solar était devenu trop réducteur, compte tenu de l'évolution de l'offre. Tryba Énergies va profiter de la dynamique, de la notoriété et du sérieux de Tryba, ce qui n'est pas négligeable dans un secteur, les énergies renouvelables, en cours de structuration. Si les changements de marque de ce type sont assez rares, ils ne sont pas risqués quand la notoriété est au rendez-vous», explique Viviane Beoletto, directrice associée de Publicis Activ'Est.
- LE CAS DE COM'