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Trovolone : « Bpi nous met en danger »
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Trovolone : « Bpi nous met en danger »

S'estimant bridé dans son développement par les établissements de financement, la start-up du Mans envisage un départ aux Etats-Unis.

Trovolone va vite. Peut-être même trop vite pour les établissements de financement. Alors qu'elle lançait fin juin sa « Robeen Box », un outil tout-en-un intégrant les fonctions numériques vitales d'une PME, la start-up du Mans se trouve bridée dans son développement. « Nous avons des commandes et sommes en phase de signer des contrats. Seulement, il nous faut des fonds pour nous industrialiser. Nous voulons lever 20 millions d'euros », explique Théodore Chabin, co-fondateur de Trovolone avec Hélène Bernardini. Développant un équipement de sécurité, la jeune pousse refuse de sous-traiter la production de sa box à l'étranger, tablant sur les compétences numérique et industrielle locales. « Des investisseurs privés aux États-Unis sont prêts à nous suivre. Mais nous n'avons pas la stabilité financière pour tenir jusque-là.En juin, Bpifrance nous proposait une bourse French Tech de 30.000 euros et un prêt d'amorçage de 100 000 euros. En octobre nous n'avons toujours rien reçu ».

Comptant sur un effectif de 10 personnes, Trovolone a été pourtant accompagnée à sa création en 2014 par Le Village by CA, l'incubateur du Crédit agricole, et bénéficie aujourd'hui d'un partenariat avec ST Microelectronics au Mans. « Bpi nous met en danger. Ils nous ont projetés dans le fait d'avoir des aides et n'ont rien fait. On a même entendu de leur part que le projet était trop ambitieux ! Si on lève aux États-Unis, on nous demandera de déménager, sécurité oblige ». L'ambassade des États-Unis a déjà fait parvenir aux deux start-upers manceaux les formulaires de demandes de visa.

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