Qu'est ce qui singularise la nouvelle version du Pudlo Bretagne?
Il s'agit de la quatrième édition
du guide Bretagne. Une région où existe le meilleur rapport qualité prix. Les chefs y sont exigeants, modestes et rigoureux. La Bretagne se distingue par les meilleurs crustacés, le porc fermier, le cidre. Nous avons promu chef de l'année Bernard Rambaud au Pressoir à Saint-Avé. Avec Sylvain Guillemot de l'Auberge du Pont d'Acigné, notre jeune chef de l'année, il fait partie de ceux qui ne font pas payer la qualité plus qu'il ne faut. Tout comme le bistrot l'Entonnoir d'Anthony Martin, à Rennes. Cette année, nous avons créé deux nouvelles catégories: cidrier et ostréiculteur.
Les repas d'affaires n'ont ils pas trop souffert de la crise?
À cet égard, la Bretagne est plutôt bien placée. Les dirigeants qui font des repas d'affaires vont y trouver des tables à moins de 100€.
Rien à voir avec la Côte d'Azur, la Savoie ou Paris. Alors bien sûr, tout le monde sent une certaine baisse d'activité mais en même temps certains tirent leur épingle du jeu en étant inventifs, comme Olivier Roellinger à Cancale. En Bretagne, les bonnes affaires se font autour d'une table, avec une cinquantaine d'étoilés
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Comment se porte l'économie de votre guide?
Il vit grâce à nos partenaires qui achètent un emplacement de publicité. Car le guide coûte cher, 8 €, et mobilise une équipe d'une quinzaine de personnes. Je suis payé en tant qu'auteur, en plus de mon statut de salarié au Point. Il n'y a plus beaucoup de journalistes qui font un guide, même Jean-Luc Petitrenaud a arrêté. Je suis le dernier des Mohicans.
Le palmarès du Pudlo Bretagne a été dévoilé en juin. Le journaliste Gilles Pudlowski présente son dernier né.