L'Association pour le développement des transports en commun, des voies cyclables et piétonnes dans la région grenobloise (ADTC) a convié la presse pour exprimer ses 11 voeux pour 2011. Et parmi ses doléances, l'association accuse le Syndicat mixte des transports en commun de l'agglomération grenobloise (SMTC) de manquer d'ambition et de réduire l'offre. «Quand on prend en compte les problématiques environnementale et sociétale, on arrive à la conclusion qu'il faut absolument continuer à investir dans les transports en commun! lance Antoine Jammes, le vice-président de l'association. Nous sommes vraiment inquiets. Car, à cause du prix de l'essence qui ne cesse d'augmenter, à l'horizon 2020, les gens vont rencontrer de vraies difficultés pour se déplacer en dehors de l'agglomération.» De son côté, Michel Issindou, le président du SMTC comprend que l'ADTC en veuille «toujours plus. Mais, avec 1,250milliard d'euros de dépenses au cours de ces dix dernières années, je pense que le SMTC a été à la hauteur. L'agglomération grenobloise dispose d'ailleurs aujourd'hui d'un des meilleurs réseaux de France. La voiture recule tandis que les transports en commun et le vélo progressent!» Surtout, le budget du SMTC, d'environ 4millions d'euros par an, dépend du Conseil général de l'Isère et de la Métro qui n'ont pas, eux-mêmes, un budget en croissance.
«La desserte d'Inovallée est un vrai sujet»
«Le budget se maintient, assure le président du SMTC. Il croît au rythme de l'inflation.» Pour l'ADTC, en manquant d'ambition, le SMTC risque de s'enrôler dans un cercle vicieux et de décourager davantage les usagers à emprunter les transports en commun. «Si l'offre de bus n'est pas suffisante et s'il faut attendre 19minutes pour prendre un transport un commun, les usagers vont retourner dans les voitures, s'insurge Antoine Jammes. La desserte du Grésivaudan, et surtout d'Inovallée, est par exemple catastrophique. Alors que le succès de la navette rapide entre Grenoble et Crolles montre que les usagers sont en attente de solutions!» «La desserte d'Inovallée est un vrai sujet qui nous préoccupe, admet Michel Issindou. Elle est d'ailleurs à distinguer du problème du tramway sur Meylan. Des études montrent en effet qu'aujourd'hui, on aurait environ 8.000 passagers par jour sur Meylan quand il en faut en moyenne entre 30.000et 40.000 pour remplir un tram! Meylan manque de densification urbaine... C'est pourquoi le Fontanil est aujourd'hui prioritaire.Néanmoins, nous envisageons une desserte directe qui pourrait préfigurer un tram futur. En espérant remplir ces bus...»
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