Transport ferroviaire : Quelles orientations pour l'Artois?

Transport ferroviaire : Quelles orientations pour l'Artois?

Le rail se place plus que jamais comme un enjeu déterminant dans le développement du bassin économique de l'Artois. Des axes encourageants sont tracés, même s'il reste à éviter les voies de garage.

Fin 2009, le chantier de l'autroute ferroviaire Atlantique éco-fret est mis sur les rails, pour un coût avoisinant les 200 M€, dont plus de 80M€ à la charge de la région. La livraison de ce projet qui doit relier Dourges à Hendaye est attendue fin 2011. Présentée comme une alternative pour alléger le poids des échanges par la route, cette ligne doit en partie absorber le doublement du transport des marchandises entre le Nord de l'Europe et l'Espagne d'ici à 2025 (de 50 millions à 100 millions de tonnes par an). Et assurer de fait la centralité de la plateforme multimodale Delta 3.




Les voies pour l'Arrageois

Début février la région donne son feu vert pour financer une étude de faisabilité pour une ligne Arras-Cambrai (35 km) permettant d'ouvrir l'accès à la très convoitée future plateforme multimodale de Marquion. Les résultats ne devraient pas être connus avant l'an prochain. Mais le financement d'un tel projet pourrait nécessiter entre 100 et 300 M€. Le prix à payer pour offrir à la gare d'Arras un deuxième souffle. En effet, alors que «le taux de remplissage des TGV entre Arras et Paris n'est que 60%», selon Jacques Goolen, directeur régional de la SNCF, l'annonce fin janvier d'une probable diminution des dessertes provoque l'inquiétude. De fait, alors que le conseil régional est monté au créneau en exigeant une conférence du rail, un groupe sur Facebook s'est créé rassemblant à ce jour plus de 4.500 opposants à une suppression de rotations, qui pénaliserait assez clairement l'attractivité de l'Arrageois.