Qu'est-ce qui fait la particularité du blé noir breton certifié IGP? Déjà, il y a son goût. Le blé noir breton a un goût plus prononcé que le blé d'importation, son amertume est plus intense. Bien sûr, sa production répond à des règles strictes, et il en ressort une denrée de qualité. Tout cela donne envie de mettre en avant un produit du terroir, c'est une valeur ajoutée.
Quels sont les moyens de le valoriser et d'attirer encore plus de producteurs? L'IGP joue beaucoup pour valoriser notre blé noir breton, le consommateur sait que c'est un gage de qualité. Mais il faut aussi rémunérer les producteurs en conséquence et que tous les meuniers jouent le jeu. L'augmentation de 250€ sur une tonne en 2010 constitue au final à une hausse de 1,5 centime d'euros sur le prix de revient d'une galette, ce n'est pas énorme. Il est aussi important que les industriels qui achètent du blé noir en IGP le valorisent, or ils n'ont pas tous le sens de la filière, c'est regrettable.
L'attachement au terroir se perd-t-il?
Je ne pense pas qu'il se perde, mais, en Bretagne, certains acteurs font moins d'effort pour valoriser nos produits 100% bretons. Ainsi, les crêperies que je livre en dehors du Grand Ouest sont plus demandeuses de blé noir IGP que chez nous, elles me semblent plus enclines à défendre une région.