Toulouse : Les drones de Donecle servent d'inspecteurs d'avions
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Toulouse : Les drones de Donecle servent d'inspecteurs d'avions

Aéronautique. La start-up toulousaine Donecle propose un service innovant d'inspection des avions après impact de la foudre : un kit de drones autonomes.

Donecle est né il y a trois mois. Le porteur du projet, Yann Bruner, a fait équipe avec deux autres ingénieurs et un diplômé de l'ESCP Europe pour monter l'entreprise. Il s'agit de la conceptualisation et de la commercialisation de solutions d'inspection des avions via l'utilisation de drones. Cette technologie innovante tout juste brevetée permet de scanner la surface des avions pour détecter en temps réel les impacts de la foudre sur la carlingue.

Des drones intelligents

Le marché visé par la start-up est colossal puisqu'il vise les compagnies aériennes du monde entier et les sous-traitants de l'entretien aéronautique. La maintenance des avions est un marché estimé à 65 milliards de dollars. Les inspections post-impact foudre représentent 15 % de ce CA. Certes, il y a déjà de la concurrence dans cette niche. Easyjet a déjà annoncé le contrôle de ses avions grâce aux drones de Blue bear systems (prestataire anglais). Mais Donecle se positionne différemment sur le marché en proposant des appareils intelligents et donc entièrement autonomes. « Notre kit clé-en-main permet aux clients d'opérer eux-mêmes notre solution d'inspection dans leurs installations » explique Yann Bruner.

Premiers clients en 2016

Après l'idée et le test d'un premier prototype sur des avions hors-circuit, arrive la phase test sur des avions opérationnels. Suivra ensuite toute la procédure de qualification : « En France, nous avons la chance d'avoir une réglementation facilitatrice par rapport aux Etats-Unis », observe Josselin Dequé, l'un des associés. Il apprécie aussi le tissu économique local composé d'entreprises et instituts de haut niveau dans leur domaine (le bureau de R&D Tachyssema, DelairTech, Isae, Francazal, etc.). Avant de démarrer la commercialisation il faudra aussi déposer de nouveaux brevets, au fur et à mesure du peauffinage des algorithmes. Mais l'équipe tient le rythme et prévoit déjà des ventes en 2016 et un premier CA de 100.000 à 300.000 €. Une levée de fonds à hauteur de 100.000 € est aussi en vue pour développer l'outil vers d'autres secteurs comme le militaire, l'éoloien et le maritime. D'ici à 2018, le CA devrait atteindre les 3 M€.

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