« On ne décide pas seuls de créer une clinique ex nihilo : c'est l'ARS (Agence régionale de santé) qui détermine les besoins, dans le cadre d'un schéma régional d'organisation des soins (Sros) pour cinq ans », rappelle Pierre-Yves de Kerimel, directeur de la clinique des Minimes, qui a ouvert ses portes début février dans le quartier toulousain du même nom. Spécialisée dans les soins de suite et de réadaptation, en particulier pour les personnes âgées, elle a nécessité un investissement de l'ordre de 20 millions d'euros, dont 4,5 millions affectés à l'acquisition du terrain et la construction d'un Ehpad (établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes) sur le même site. « Le gros oeuvre est presque fini, les corps d'état secondaires ont démarré leur travail donc nous tablons sur une ouverture mi-juin », indique le directeur. Une quarantaine de recrutements doivent également être lancés ce mois-ci, « dont 25 seront dédiés à l'Ehpad ». Disposant d'une autorisation de 36 lits (dont 14 en secteur Alzheimer), cette résidence - baptisée Le Carré Occitan - constituera « un service de soins supplémentaires », estime Pierre-Yves de Kerimel, attaché à la globalité du projet.
Un partenariat avec le CHU de Toulouse
De fait, la création de l'Ehpad comme celle de la clinique répondent à un seul et même constat dressé par l'ARS dans le cadre de son Sros 2007-2012 : l'agglomération toulousaine manque de structures sanitaires pour personnes âgées. C'est ce qui explique selon lui le soutien, dès l'origine du projet, de la mairie de Toulouse, du Conseil général, de l'ARS et du pôle de gérontologie du CHU de Toulouse. Un pôle avec lequel la clinique des Minimes a d'ailleurs collaboré en termes de ressources humaines : outre les trois médecins recrutés qui en sont issus, deux praticiens hospitaliers sont partiellement mis à disposition, sous contrat, par le Gérontopôle. Au chapitre des partenariats, la clinique des Minimes indique faire partie du réseau Serenis, qui regroupe quatre établissements indépendants spécialisés dans la prise en charge de la personne âgée. Pierre-Yves de Kerimel n'exclut pas non plus de rejoindre prochainement l'alliance de six cliniques indépendantes Clinavenir, née au printemps dernier. « La qualité dans la spécialité est une philosophie que nous rejoignons. » Affichant à ce jour un taux de remplissage proche des 100 % de ses 79 lits, la clinique des Minimes vise un chiffre d'affaires de 4,5 millions d'euros cette année et entre 7 et 8 millions d'euros une fois l'Ehpad en service. « Dans trois ans, nous espérons dégager 1 % de résultat », conclut Pierre-Yves de Kerimel.
Clinique des Minimes
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