Textiles en Biais (62 personnes), pourrait bientôt fermer ses portes. Présente sur les marchés de la lingerie, du prêt-à-porter, de la maison et des loisirs créatifs, l'entreprise souffre depuis longtemps de la mondialisation. La baisse inexorable des prix aura eu raison de l'usine de Saint-Louis. «Aujourd'hui, après de multiples recherches de solutions et ouvertures à des partenariats tactiques ou stratégiques, nous envisageons de mettre un terme à l'activité de l'entreprise dans les prochains mois», indique un communiqué signé par la direction. Un plan de sauvegarde de l'emploi a été mis en place. L'échéance pour l'arrêt de la production est fixée à la fin du mois mais pourrait être repoussée en fonction du carnet de commande.
Plusieurs offres de reprise
La fermeture de l'usine est programmée au cours de l'été si aucune opportunité ne se concrétise. Pour l'instant, l'entreprise a été approchée par plusieurs repreneurs potentiels basés en Alsace, en Suisse, en Allemagne et en Tunisie. «Nous donnerons la priorité à des repreneurs français et plus spécifiquement, régionaux», indique Mario Hecklen, le directeur de Textiles en Biais. Il indique que l'activité pourrait être transférée vers un autre site. Selon lui, l'entreprise possède encore un avenir en France: «Avec un chiffre d'affaires de 7millions d'euros, nous ne sommes plus en mesure d'investir dans la création. Mais si nous parvenons à nous regrouper, à nouer un partenariat tactique, nous pourrons optimiser les coûts et vivre correctement». En 2004, le chiffre d'affaires s'élevait à 11millions d'euros. Mais si le chiffre d'affaires a reculé, Textiles en Biais n'a ni dettes fournisseurs, ni dettes bancaires et possède un parc machines de 8millions d'euros, investis par son actionnaire suisse en 1994.
L'usine de création et de fabrication d'accessoires textiles à Saint-Louis espère trouver rapidement un repreneur sous peine de fermer au cours de l'été.