«La petite reprise amorcée fin 2009 et dans les deux premiers mois de 2010, a été suivie d'un tassement de l'activité», explique Jean-Pierre Talamona, président de la Fédération française du bâtiment d'Alsace. Dans le résidentiel, après une baisse d'activité de 16% en 2009, il n'y a pas eu de remontée en 2010. Dans le bâtiment industriel, la baisse de 19%, en 2009, a continué en 2010: - 24%. L'entretien et la rénovation (50% de l'activité) n'ont pas trop souffert: - 3%. L'emploi a pu être maintenu, mais il n'y a pas eu de recours à l'intérim en 2009 et très peu en 2010, seulement pour des missions courtes et essentiellement dans le second oeuvre. Les carnets de commande donnent une visibilité à trois mois contre neuf à dix mois auparavant. «Des difficultés de trésorerie seront à prévoir l'an prochain», craint Jean-Pierre Talamona puisque la loi de modernisation de l'économie (LME) réduit le délai de paiement des fournisseurs à 55 jours (- 10 jours). En 2011, les programmes de rénovation basse consommation devraient soutenir l'activité, d'autant que l'Alsace est une région en pointe dans ce domaine.
Travaux publics
Gérard Vieille, président de la Fédération régionale des travaux publics, déplore«une tendance à la baisse de l'activité». Les carnets de commande régionaux ont une visibilité limitée à 3,8 mois, alors que la moyenne nationale est de 4,8 mois et pour les régions les plus favorisées (Ile-de-France et PACA) elle s'élève à plus de six mois. «Ce manque de visibilité crée une concurrence exacerbée qui met à mal la trésorerie des entreprises, ce qui va poser problème», constate Gérard Vieille. Pour 2011, il prévoit: «une année délicate et pas de signes de reprise».
Dans le secteur du BTP, le niveau d'activité est resté relativement bas courant 2010. Des difficultés de trésorerie sont à craindre pour les entreprises à l'avenir.