Syndicats patronaux : Laurence Parisot crée le débat
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Syndicats patronaux : Laurence Parisot crée le débat

Polémique En mars, Laurence Parisot appelait à un rapprochement Medef-CGPME. Comment réagissent les instances régionales ?

Courant mars, Laurence Parisot appelait, chez nos confrères des Échos, à un rapprochement entre le Medef et la CGPME. Pour comprendre les déclarations de la présidente du Medef, sans doute faut-il comprendre le contexte dans lequel elles s'inscrivaient, la CGPME nationale ayant jeté un pavé dans la mare en proposant de baser la représentativité des organisations patronales sur une élection nationale, alors que le système repose actuellement sur l'adhésion des entreprises. Si Laurence Parisot a provoqué l'étonnement dans certaines régions, ce n'est vraisemblablement pas le sentiment partagé par les Medef Midi-Pyrénées et Haute-Garonne, pas plus d'ailleurs que la CGPME 31. Leurs trois représentants sont unanimes: les deux organisations sont déjà proches sur le terrain. À l'échelon régional, difficile de savoir ce qu'il en est pour la CGPME puisque malgré nos sollicitations, son représentant ne s'est pas exprimé.




Complémentarité des actions

Selon Philippe Robardey, président du Medef Haute-Garonne, «sur le terrain, les deux syndicats sont globalement assez proches tout comme l'UPA. Le choix des adhérents se fait plutôt pour des questions de style ou de personnalité.» Un point avancé également par Anouk Dequé, présidente de la CGPME Haute-Garonne: «Il faut distinguer les déclarations nationales et ce qui se passe sur le terrain au niveau local. En Haute-Garonne, la CGPME fonctionne intelligemment avec le Medef et l'UPA qui réalise d'ailleurs un travail conséquent sur le terrain auprès des artisans.» Anouk Dequé souligne l'importance de soutenir l'économie et les dirigeants. «Ce genre de débat ne nous intéresse pas vraiment sur le terrain. Nous sommes là pour défendre les entrepreneurs et les entreprises dans tous les sens du terme. Même si le Medef et la CGPME n'ont pas la même typologie d'entreprises adhérentes, les objectifs sont les mêmes.»




Ne pas sortir le propos de son contexte

Philippe Robardey insiste sur l'attention à apporter aux mots employés: «Laurence Parisot a appelé à un rapprochement et non à une fusion. Il faut une coordination mais pas une voix unique.» Même vision au sein de la CGPME31: «Il n'est pas question de fusion ou d'absorption.» Daniel Thébault, président du Medef Midi-Pyrénées met quant à lui en exergue l'importance d'avoir une diversité au niveau des syndicats patronaux. Il a compris dans les propos de Laurence Parisot un appel à «une union, plutôt qu'un rapprochement, pour aller dans le même sens. L'idée est concrètement de travailler ensemble et ne pas se tirer dans les pattes. C'est avant tout une question de relation d'hommes et de femmes». Il revient également sur la pluralité des entreprises: «Toutes les tailles sont représentées au sein de notre organisation. Que ce soient celles d'un salarié ou celles du CAC 40. Et bien entendu, les besoins ne sont pas les mêmes.»




Une liste commune à la CCI

Visiblement les trois représentants syndicaux n'ont pas attendu l'appel de Laurence Parisot pour collaborer. Ainsi, Anouk Dequé, Philippe Robardey et Daniel Thebault ont tous les trois cité en exemple la liste commune présentée lors des élections en 2011 pour la nouvelle mandature à la CCI.

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