Rouen
Sylvain Breuzard : «Un besoin d'optimisme et de réalisme»
Rouen # Réseaux d'accompagnement

Sylvain Breuzard : «Un besoin d'optimisme et de réalisme»

Présent à Rouen le 14janvier dernier à l'invitation du CJD Rouen Vallée de Seine, Sylvainn Breuzard, ancien président national du CJD et P-dg du groupe Norsys, a présenté son concept de performance globale et ses solutions pour rendre sexy les PME.



Qu'est-ce que le concept de performance globale et comment est-il né? C'est la recherche d'un équilibre entre la finalité économique, sociale et sociétale pour l'entreprise. Ce concept est lié au fait que lors de mon mandat national en 2002-2004, l'un de mes projets consistait à faire en sorte que l'on comprenne l'importance essentielle de la PME pour le développement des territoires. C'était une époque avec un cycle économique déjà difficile mais au cours duquel les PME étaient devenues les principaux recruteurs alors que les grands groupes réduisaient leurs volumes d'embauches.
La PME au coeur de l'innovation donc... Oui, c'était l'axe essentiel de ma proposition, faire en sorte que l'on progresse dans les performances de nos entreprises. De là est venu ce concept de performance globale, car l'innovation passe énormément par les PME. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle les grands groupes, tels que Microsoft, rachètent beaucoup de PME. Et puis, a commencé à émerger l'idée de responsabilité sociale de l'entreprise, venue des USA. À ce moment, des centaines d'entreprises se sont engouffrées dans cette nouvelle perspective. Sur ce thème, le CJD avait déjà de l'avance, puisqu'à la création de notre mouvement en 1938, la signature du CJD c'était: «Une économie au service de l'homme». Autre axe de mon action, comment faire en sorte qu'on favorise le développement des PME et leur épanouissement sur le territoire? Un thème majeur retenu par le président du CJD de Rouen dans la mise en place de ses actions.
2008, à nouveau une période de crise

... Et un parallèle est possible avec la situation de 2002-2004. Nous venons de vivre plusieurs années au cours desquelles les PME attractives ont mieux réussi que les autres car elles ont su attirer les talents. Des moments comme ceux que nous vivons permettent de faire comprendre que l'attractivité et la compétitivité sont des atouts forts. Selon moi, c'est lorsque l'économie se porte moins bien que l'on peut faire la différence. C'est lorsque c'est dur que l'on peut montrer que l'on est meilleur que les autres.
Pourtant, certains sont tentés par le repli sur soi...
Le repli sur soi n'a jamais aidé à l'épanouissement. Même si une entreprise est en difficulté, c'est parce qu'elle va rester ouverte aux autres et travailler avec ses partenaires qu'elle pourra trouver des solutions. C'est dans les moments difficiles que la créativité est la plus forte. C'est quand tout va bien qu'il faut se remettre en question!
À ce moment de la crise, quels besoins avez-vous ressenti de la part des entreprises? Un fort besoin d'optimisme et de réalisme, ce souffle-là est nécessaire! C'est avec cette vision de l'entreprise que l'on est plus solide et durable. Et puis, ne pas oublier de se préoccuper de ses salariés. Dans l'idée de performance globale, il y a une vraie préoccupation de l'épanouissement des salariés. Une entreprise qui aura su mobiliser en amont cette vision aura plus de chance de passer le cap. De plus, sur le plan économique, la valeur de l'entreprise est renforcée, car derrière il y a cette richesse humaine. Aujourd'hui, on ne se contente plus des chiffres, les acheteurs regardent la stabilité des ressources humaines, les hommes clefs. Pour plus de détails sur la performance globale: www.norsys.fr

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