Suite à la décision de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) de suspendre les activités de Morning, Eric Charpentier, président de la fintech, dévoile dans un communiqué le conflit qui l'oppose à son investisseur principal, la MAIF. « Dans un délai aussi court, la MAIF nous oriente clairement vers l’introduction d’une banque historique au capital. Ce qui reviendrait à tuer le projet d’indépendance de Morning, à tuer l’innovation au profit unique d’un acteur dont les intérêts sont ailleurs ».
« Nous pouvons comprendre la logique d’un grand groupe comme la MAIF qui serait rassuré par l’arrivée d’une banque au capital de Morning. Cependant, cette demande semble illogique et contre toute innovation. Pourquoi faire plus confiance à un acteur bancaire qui est dans l’incapacité à réaliser ce que nous avons produit et qui nous demande de lui fournir des comptes et des cartes ? Parce que Morning, en plus d’avoir développé la néobanque française indépendante, a désormais la possibilité de devenir un acteur majeur de l’« open banking » en Europe, avec plusieurs approches concrètes quant à la livraison d’une plate-forme bancaire en marque blanche. » Aujourd’hui, d'après la startup qui emploie 50 salariés, la MAIF ne souhaite ni sortir du capital, ni accompagner Morning jusqu’à l’introduction de nouveaux investisseurs.