À l'occasion de la dernière assemblée générale de l'association Sud International, celle-ci a choisi un nouveau nom commercial: Provence International. Rencontre avec Yves Faure, président de la fédération, fraîchement élu.
Pourquoi ce changement de nom après quinze années d'existence sous l'appellation Sud International?
L'association demeure la Fédération des associations du commerce extérieur de Paca. Seul son nom commercial a été transformé. Depuis sa création en octobre1995, elle travaillait sous l'appellation de Sud International. Nous l'avons fait évoluer sur proposition du précédent président, Gérard Nouen. L'idée était de nous positionner plus clairement, avec un nom moins large. La fédération a pour vocation de coordonner les actions menées par les différentes associations, d'être l'interlocuteur des institutions régionales en matière de commerce international et de réaliser des études destinées à développer les partenariats internationaux de la région.
Qui sont les membres de Provence International?
Provence International est une fédération. Elle a pour vocation de représenter ses membres et n'a pas de vie propre en tant qu'association. Les membres actifs ne peuvent ainsi qu'être des associations. Nous avons donc, d'une part, des clubs export émanant de CCI, comme l'Apex, Procamex ou Alpex (qu'il a créé en 2003, ndlr), et d'autre part, des groupements d'entreprises à l'export, comme Provence Méditerranée Export et Ea Eco entreprises. Nous souhaitons développer le nombre de nos adhérents en suscitant la création de clubs exports ou de groupements d'entreprises de petites tailles. Cinq à six entreprises, cela peut suffire.
Vous êtes également président de Provence Méditerranée Export (PME). Pouvez-vous nous parler de son fonctionnement?
PME est un groupement qui réunit neuf entreprises du secteur agroalimentaire, sur des marchés qui ne sont pas en concurrence. Nous mutualisons les coûts de nos actions à l'export, et notamment les contacts commerciaux, à chaque fois que nous sommes présents sur un salon. Nous multiplions en moyenne par cinq notre volume de contacts. Si je fais le Sial tout seul, je reviendrais avec 80 contacts. Avec PME, j'en aurais 500, dont au moins 200 vont m'intéresser. Nous proposons également une offre commerciale commune en regroupant certains de nos produits pour constituer des gammes, ce qui permet à nos clients de pouvoir acheter de façon globale. Au sein de Provence International, nous souhaitons vraiment créer de l'émulation pour voir apparaître d'autres groupements. Il faut que les chefs d'entreprises apprennent à se mélanger et à ne pas rester dans une seule logique...