STRMTG : L'ange gardien des remontées mécaniques

STRMTG : L'ange gardien des remontées mécaniques

Sécurité. À l'entrée de l'hiver, le Service technique des remontées mécaniques et de transports guidés assure la sécurité des remontées mécaniques.

L'appellation n'est guère engageante, mais la mission est essentielle. Le Service technique des remontées mécaniques et de transports guidés (STRMTG - 1M€ de budget de fonctionnement) est en charge pour tout le territoire du contrôle et de la sécurité des appareils de remontées mécaniques et de transports guidés: tramways, métros, RER, chemins de fer touristiques, remontées mécaniques (téléphériques, télécabines, télésièges, funiculaires...).




20 blessés graves

Basé à Saint-Martin-d'Hères, ce service recense notamment les accidents et incidents. «Le taux d'accidentologie des remontées mécaniques est très faible en France, affirme Daniel Pfeiffer, directeur du STRMTG. Nous enregistrons une vingtaine de blessés graves chaque année, généralement à l'embarquement ou au débarquement, la gravité étant établie à partir de 24h d'hospitalisation. C'est peu quand on sait que les télésièges enregistrent 600millions de passages annuels. Mais c'est un sujet sensible et médiatique. Et chaque incident est un apprentissage qui mène à l'amélioration.» Il admet que «tous les pays ne sont pas au même niveau, certains étant juste en train de créer leur service de contrôle». Daniel Pfeiffer relève également un faible taux d'investissement des exploitants de remontées mécaniques, les efforts ayant porté ces dernières années sur la neige de culture. «Un appareil bien maintenu peut durer 50 ou 80 ans, l'âge ne faisant pas tout. Mais il ne faut pas que ce faible investissement dure trop, certains appareils atteignant la trentaine!»




Deux fois plus de tramway

Si les 120 salariés du STRMTG consacrent les deux tiers de leur temps aux remontées mécaniques, la place des transports guidés augmente. «Le nombre de tramway en France est multiplié par deux tous les dix ans, souligne le directeur. Mais en ville, nous avons affaire à une clientèle différente, des groupes comme Keolis, Veolia ou la RATP. Et les risques sont différents. Les problèmes de sécurité ou d'incidents matériels sont rares, mais il y a des problèmes de collision avec d'autres véhicules, des cyclistes, des piétons et des intersections complexes, comme le carrefour Chavant à Grenoble.»


www.strmtg.developpement-durable.gouv.fr