SRB : Le capital s'ouvre aux proches collaborateurs
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SRB : Le capital s'ouvre aux proches collaborateurs

Sur le marché du gros oeuvre, SRB a su largement trouver sa place en un an. Mais son fondateur Stéphane Robic n'est pas tout à fait un inconnu.

Après seulement un an d'existence, SRB Construction à Caudan ouvre déjà son capital à six proches collaborateurs. Son fondateur Stéphane Robic n'en détiendra plus que 75%. L'entreprise générale de bâtiment en profite pour faire passer son capital de 100.000 € à 300.000 €. Avec ses anciens cadres de Modicom, l'ex-responsable d'exploitation Stéphane Robic, 38 ans, a fait du chemin. Après avoir débuté avec le métreur Yannick Lallour à deux dans un bungalow, ils ont commencé à louer au bout de trois mois un bâtiment en bordure de quatre voies. Le logo de SRB figure aujourd'hui sur les palissades d'importants chantiers, situés à des endroits stratégiques: l'entrée de Lorient pour les 76 logements de Villa d'Orient (Immopierre), l'ancienne base sous-marine pour les 9.000m² de bureaux du Celtic Submarine...




Effet boule-de-neige

«Notre meilleure publicité, ce sont nos chantiers», remarque Stéphane Robic. «Nous resterons focalisés sur le gros oeuvre. Notre volonté est de réaliser un travail de qualité, rapide, dans le respect de l'hygiène et de la sécurité. Tout en adoptant un discours direct vis-à-vis de nos clients, dont la satisfaction est très importante.» L'effet boule-de-neige en termes de commandes en découle. Le carnet de SRB est plein jusqu'à fin octobre, avec un plan de charge à 40% pour un an entier.




«Autofinancement»

Néanmoins, Stéphane Robic veut rester prudent sur les critères de trésorerie et de gestion financière: «Nous n'achetons pas d'argent, je crois que c'est un bon signe. Nous nous autofinançons dans le sens où nous gérons notre trésorerie, nos règlements clients et règlements fournisseurs.» En plus de son expert-comptable, l'entrepreneur s'est entouré d'un conseil en entreprises et d'un avocat spécialisé. «Nous allons bientôt franchir un pallier», explique Stéphane Robic. «Mais l'idée est de ne pas réaliser plus d'une quinzaine d'embauches et de pérenniser la société d'ici trois ans autour de huit à dix millions d'euros de chiffre d'affaires.» SRB envisage aujourd'hui de se diversifier vers le public, jusqu'à 30%. Sans s'interdire quelques raids vers Vannes ou Auray, même si ses racines lorientaises ont leur importance dans la philosophie de l'entreprise. Fin juillet, un plan d'intéressement des salariés devrait être mis en place. L'an prochain, en fonction du développement, 300.000 € d'achat de matériel sont prévus. De quoi compléter des actifs déjà constitués de 15 véhicules neufs et 600m² de banches/coffrages.

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