SOS Intérim passe un cap ! Dans un marché hexagonal du travail temporaire qui souffre à l'image de ses clients, son dirigeant historique Jacques Furon (NDLR : lire également page 12) prépare en douceur la transition. Depuis déjà presque trois ans, sa fille Mélanie Charon, troisième génération promise à la tête de l'entreprise familiale, se prépare à prendre la relève. « C'est entrain de se faire », confirme le chef d'entreprise qui a fêté en juin le quarantième anniversaire de l'agence de Louviers de son groupe régional de travail temporaire. À 60 ans, Jacques Furon préside aux destinées d'un groupe né en 1970 à Evreux à l'heure de l'émergence du travail temporaire. Un groupe qui emploi cinquante permanents et qui a réalisé en 2012 un chiffre d'affaires de l'ordre de 44 millions d'euros. « Notre activité sur cette période représente 1.600 personnes en équivalents temps plein, soit 4.600 salariés placés sur l'année ». Aujourd'hui, le réseau SOS Intérim compte une structure dédiée au recrutement (Pro RH) et onze agences : Evreux, Vernon, Louviers, Pont Saint-Pierre, Bernay et Verneuil-sur-Avre dans l'Eure, Rouen et Le Havre en Seine-Maritime, Dreux en Eure-et-Loire, Amiens dans la Somme et Caen depuis le mois d'avril dernier. Une « opportunité », explique Jacques Furon qui confirme le choix de développer son réseau via la croissance externe : « la structure financière de l'entreprise nous le permet ! »
Reseo : naissance d'un réseau nationa
l
Au-delà de son propre réseau, le dirigeant travaille depuis peu à l'édification d'un réseau national qui a vocation à regrouper des acteurs indépendants du secteur. Aujourd'hui, Reseo compte neuf membres qui couvrent pour l'essentiel, outre la Normandie, la Bretagne, l'Alsace, la région de Bordeaux, Mérignac, La Rochelle, Avignon, Alès ou encore la région parisienne. « Il s'agit de préparer l'avenir », explique le dirigeant normand. « Nous avons pour cela créé une société de commercialisation qui permet à ses membres de répondre à des clients qui ont une couverture nationale ».
L'intérim souffre
Le tout dans un contexte difficile pour le travail temporaire : « quand les entreprises souffrent, nous sommes en première ligne », constate Jacques Furon. « Nos clients s'adaptent, ils ont besoin de flexibilité par rapport à leurs marchés ». Mais même si SOS voit son activité diminuer, le groupe résiste mieux que l'ensemble du marché, rassure le dirigeant. En région, c'est le bassin de Vernon qui semble le plus touché. Viennent ensuite ceux du Havre - « qui commence à souffrir »- et de Rouen. Certifiée Iso 9001 et MASE (agence du Havre), SOS Intérim réalise actuellement un diagnostic RSE. L'entreprise euroise adhère également au programme des Nations Unies, Global Compact.
Guillaume Ducable
travail temporaire. Le groupe a fêté en juin les 40 ans de son agence de Louviers, deux mois après une nouvelle ouverture à Caen. SOS Intérim est à l'origine de la création d'un réseau national d'agences de travail temporaire: Reseo.