Sopreba : Prêt pour les marques distributeurs
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Sopreba : Prêt pour les marques distributeurs





Le fabricant stéphanois de colle et enduits pour le second oeuvre du bâtiment, Sopreba, a racheté une unité de production du groupe allemand Knauf (fabricant de plaques de plâtre) située à Saint-Symphorien-sur-Coise. Avec ces deux lignes de production supplémentaires, Dominique Moraud vise désormais des marchés de plus grande envergure. Interview.


Vous avez racheté récemment une unité de production du groupe Knauf, pourquoi?

Knauf est un gros fabricant allemand de plaques de plâtres. À Saint-Symphorien-sur-Coise, il produisait des produits accessoires à ses plaques, à savoir des produits de collage. Nous étions d'ailleurs fournisseurs sur certains d'entre eux. Knauf a mis en place une stratégie de maîtrise des coûts et a préféré sous-traiter ce qui ne correspond pas à son coeur de métier. Nous étions dans une logique de développement mais nous pensions plutôt nous rapprocher d'autres entreprises en amont. Finalement, Knauf nous a présenté cette opportunité, elle nous a semblé intéressante. Knauf reste d'ailleurs un des principaux clients de cette unité de Saint-Symphorien-sur-Coise.


Vous pouvez donc désormais produire plus. En période de crise, cela ne vous fait pas peur?

Non, car notre développement était bloqué. De plus, nous gagnons en productivité et nous allons désormais pouvoir nous attaquer à de nouveaux marchés. Nous avions deux lignes de production à Saint-Étienne. La croissance de notre volume de production était bloquée par des problèmes de logistique et de stockage. Or, nous ne pouvions pas nous permettre de sous-traiter la logistique dans la mesure où nous fabriquons des produits qui ont un faible coût et sur lesquels une logistique externe aurait pesé trop lourd. Nous avons maintenant deux lignes de production supplémentaires à Saint-Symphorien sur Coise. Nous avons ainsi pu transférer certaines productions là-bas. Nous avons rationalisé et spécialisé les lignes, ce qui nous permet de produire de façon plus efficace et donc, d'être plus compétitifs.


Quels nouveaux marchés visez-vous?

Nous avons aujourd'hui une capacité annuelle de production de l'ordre de 15.000 tonnes. On espère récupérer des marchés de plus grande ampleur que ce qu'on avait l'habitude de traiter jusque-là. Clairement, nous visons les marques distributeurs, les grandes surfaces de bricolage et les grandes chaînes. Nous y étions indirectement par l'intermédiaire d'industriels pour lesquels nous travaillons en sous-traitance mais nous souhaiterions investir de façon plus importante le terrain. Maintenant que notre nouvelle organisation est sur les rails, que nous sommes capables de répondre à des commandes de plus grande envergure, nous commençons à répondre aux appels d'offres des grandes chaînes.


D'autres pistes de développement?

Avec la crise, je suis en veille. Je sais que les entreprises qui sont un peu meilleures que les autres pourront tirer leur épingle du jeu et faire de la croissance externe à bon compte. Et puis, je songe à une diversification. Nous sommes sur un marché où nous nous développons mais qui est très concurrentiel et où les gains de productivité sont limités. Nous sommes contraints par des fournisseurs qui sont beaucoup plus gros que nous... Les marges sont faibles. Nous sommes donc en train de chercher des voies complémentaires où les marges seraient meilleures.

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