Cet ingénieur des Arts et Métiers, titulaire d'un DEA génie biologique et médical, a accompagné Jean-Yves Courtois, P-dg d'Orolia, dans la montée en puissance de la spin off de Temex, créée en 2006 sur une activité d'horloge spatiale et de temps fréquence avec chiffre d'affaires de 12 M€.
Aujourd'hui, la petite PME d'hier est devenue un groupe mondial de 386 personnes qui affiche plus de 80 M€ de facturations et entend bien franchir la barre des 100 M€ d'ici à la fin 2016. « Tout était à construire, se souvient Christophe François. Nous étions sur un marché mature à la croissance organique relativement faible, d'où la décision de l'entreprise de conduire une stratégie d'acquisitions afin d'être suffisamment gros pour intéresser les investisseurs. »
En neuf ans, une dizaine d'opérations de croissance externe ont ainsi été menées en France, Suisse, Angleterre, Suède et États-Unis.
« Pour chaque acquisition, l'équipe étudie une dizaine de dossiers. C'est un processus lent, dans lequel on ne sait jamais à l'avance qui et quand on va acheter », précise-t-il. D'autant que ce modèle de croissance induit des problématiques financières que la cotation d'Orolia sur Alternext complexifie un peu plus. « Cela suppose l'implémentation d'outils qu'une PME n'a pas forcément les moyens de s'offrir. Il s'agit donc d'être avant tout pragmatique en définissant un cadre commun pour que chaque entité travaille avec la même approche ». Toutefois, avec l'apparition du cloud, Orolia s'est doté d'un ERP commun, opérationnel depuis janvier 2015. Un projet porté dès 2013 par Christophe François qui, par ailleurs, insiste sur l'aspect multiculturel de l'entreprise, une spécificité à ne pas négliger. « Les deux-tiers de notre effectif sont basés hors de France. Il faut être à l'écoute des différences culturelles. Sans cela, on crée vite de l'incompréhension et de la frustration. »
C'est un dirigeant aguerri aux fusions acquisitions qui a remporté cette année le Trophée Finance & Gestion de l'association des DFCG de la Côte d'Azur. Christophe François, Directeur administratif et financier du groupe sophipolitain Orolia, spécialiste mondial des applications GPS critiques, succède ainsi à Abel Bettache (DAF de Terre Blanche), lauréat de l'édition 2014.