Solitaire Le Figaro Suzuki : Sponsoring gagnant
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Solitaire Le Figaro Suzuki : Sponsoring gagnant

Durant une semaine, du 23 au 30juillet, la base des sous-marins de Keroman a vécu au rythme des entraînements et des festivités autour de la 40e édition de la Solitaire Le Figaro Suzuki. En faisant l'honneur à Lorient d'être la ville de départ de la course, la Solitaire a donné une aura supplémentaire au pôle course au large, et confortant sa place au niveau européen. Violaine Pondard

Alors que la crise économique touche la filière automobile, Suzuki, 11e constructeur mondial, renforce son partenariat sur un événement sportif de grande ampleur. Déjà sponsor d'un skipper depuis trois ans, Thierry Chabagny, Suzuki est devenu partenaire principal de la Solitaire Le Figaro. Depuis deux ans la marque est même accolée au nom de la course.




1M€ investis dans la voile

Au total, le groupe Suzuki France a investi près d'1M€ dans la voile cette année: 200.000€ de sponsoring et près de 800.000 € dans la course et les événements organisés autour des villes étapes. Dans un contexte économique compliqué, Suzuki a choisi de marier sa marque aux valeurs prestigieuses de la voile. La ténacité, l'adaptation aux situations nouvelles... «Malgré la crise, Suzuki a choisi de renforcer son partenariat avec cette course au lieu de diversifier ses vecteurs de communication», explique Gilles Mahéo, concessionnaire de la marque à Lanester. «La région Ouest ne bénéficie pas de circuit de rallye pour faire la promotion de l'automobile ou de la moto. Et l'avantage c'est que le tour de la Bretagne peut se faire par la mer», poursuit le passionné de voile dont l'entreprise réalise 12M€ de chiffre d'affaires et emploie 26 personnes. Pour lui, «accueillir un tel événement à Lorient est une chance».




Retombées économiques

Ce n'est pourtant pas le fruit du hasard si une telle course s'est installée à Lorient. Devenu pôle d'entraînement de course au large reconnu au niveau européen, la base des sous-marins de Lorient signe une reconversion réussie. D'ailleurs 16 coureurs sur 52 ont élu domicile à Keroman. Si la Région Bretagne a financé le ticket d'entrée de la course, à hauteur de 180.000 €, restait à la charge de Cap l'Orient l'ensemble des frais autour du départ: logistique du village, concerts, animations, relations publiques, promotion, etc. Montant de la facture? 420.000€. Le conseil général du Morbihan a offert une enveloppe de 34.000 €. Installé dans un village de 8.000m², l'événement a généré la présence de 300 personnes durant dix jours (organisation, journalistes et coureurs). Ce qui représente des retombées directes de 150.000 € pour les hôtels, restaurants et services de Lorient et des villes alentours. Sans compter les retombées liées aux visiteurs, qu'on estime à près de 100.000 personnes sur huit jours. Côté médias, la course en 2007 avait retenu l'attention: 58heures de passages en télévision, 55heures en radio et 1.300 articles de presse. L'occasion pour les villes étapes de bénéficier d'un coup de projecteur efficace au niveau national. A l'heure où nous bouclons les retombées médiatiques de l'édition 2009 ne sont pas encore connues.

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