Six conseils pour un recouvrement efficace

Six conseils pour un recouvrement efficace





Anticiper

Pour prévenir les impayés, renseignez-vous sur la santé financière et les habitudes de paiement du client. Établissez des documents administratifs et commerciaux rigoureux. Vérifiez également auprès du service comptabilité du client, avant le terme de l'échéance, que tout est bien en ordre pour l'exécution du paiement.






Agir avec rapidité

«Il est essentiel d'identifier rapidement les raisons d'un retard de paiement pour adapter sa stratégie: le client est-il un débiteur volontaire qui utilise son fournisseur comme un banquier, a-t-il des problèmes de solvabilité, un litige est-il survenu au cours de la prestation? Si on n'a pas une bonne perception de la situation, le risque est d'employer une procédure inadaptée qui fera perdre du temps et de l'argent» explique Yannick Tettini, directeur du cabinet de recouvrement Abjuris à Lille.







Prévenir et agir

Il faut prévenir le débiteur des actions engagées et surtout s'y tenir sous peine de perdre toute crédibilité.




Adresser une mise en demeure

Cette lettre recommandée avec AR peut servir à marquer le début de la procédure. Elle est le premier acte officiel vis-à-vis du débiteur.




Laisser la porte ouverte à la négociation

Y compris au cours des procédures judiciaires, recommande Yannick Tettini. Un accord entre les deux parties peut survenir à tout moment.




Faire preuve d'imagination

Relance par téléphone, mail, SMS, courriers, intervention des commerciaux qui ont vendu la prestation..., tous les moyens sont bons pour accélérer le recouvrement. Rien n'interdit non plus de faire preuve d'imagination comme cet entrepreneur girondin qui a eu recours à une méthode originale pour récupérer une créance de 37.000€ auprès d'un grand groupe. Jérôme Ramires, directeur de Detexial, raconte: «Je me suis interrogé: qu'est-ce qui pourrait embêter ce grand groupe? Je comprends qu'il faut s'en prendre à son image. Je m'y connais bien en Internet et je crée le site Malfaiteur.com. J'y raconte l'histoire de grosses entreprises qui se permettent de ne pas payer leurs fournisseurs. Je ne donne pas de nom mais annonce que je communiquerai bientôt le nom d'une entreprise et de ses actionnaires. Pour faire du «buzz» autour de l'affaire, j'achète la Une du journal gratuit Paru Vendu qui doit sortir la semaine suivante. Puis j'envoie un texto à tous les numéros de téléphone de l'entreprise belge que je trouve sur Internet pour les mettre au courant. Nous sommes un mardi. Le vendredi suivant, on m'annonce au téléphone que je vais être payé. Quatre jours plus tard, l'argent arrivait sur mon compte en banque».