Silicon Valley Camp : Pourquoi il fallait y être ?
# Réseaux d'accompagnement

Silicon Valley Camp : Pourquoi il fallait y être ?

Fin mai, dix start-up ont touché du doigt le rêve américain et expliquent pourquoi elles n'hésiteront pas à rempiler pour la 2e édition du SVC.

Pour développer des opportunités de business
C'était bien là la finalité première du Silicon Valley Camp (SVC), voyage d'immersion d'une semaine dans la Mecque de l'entreprise innovante. Initié par Young Entrepreneur School (YES), en partenariat avec Midi Capital, Vaughan avocats, Entrepreneur Avenue et la CCI NCA, dix start-up dont six azuréennes, quatre étudiants et une demi-douzaine de partenaires spécialistes de l'accompagnement des entreprises se sont confrontés aux réalités du terrain américain, allant à la rencontre d'investisseurs et de grandes firmes emblématiques. « Il s'agissait pour nous de tester le marché, explique Stéphane Chauffriat de la
jeune pousse niçoise 1Check, spécialisée dans les solutions d'optimisation des activités d'hébergement. Nous travaillons sur l'internationalisation de notre solution et ce voyage nous a fait gagner au moins un an sur notre roadmap. Nous sommes tombés sur une société en forte croissance, chapotant un parc client très large, avec qui des opportunités de partenariat ont été établies ».




Pour trouver des investisseurs

Autre mission du SVC, trouver des investisseurs. Ou plutôt, « appréhender la mécanique du financement des start-up », précise Stéphane Chauffriat. Car, sur ce sujet, tous ont tiré la même conclusion. Si les sommes levées font rêver, il serait illusoire de se lancer dans une telle démarche sans certains prérequis. « Avant toute chose, il faut montrer patte blanche, être sur place et avoir des premiers clients américains, affirme Philippe Ravix de la structure d'accompagnement Entrepreneur Avenue. Il est également nécessaire d'être entourés de mentors pour accéder au réseau qui peut tout changer dans le développement d'une start-up. Là-bas, les carnets d'adresse s'ouvrent plus facilement, il suffit de le demander » À cet égard, l'expérience de
Wildmoka, spécialiste sophipolitain de la social TV, est intéressante. Christian Livadiotti raconte : « Lors d'un déjeuner chez Google, nous avons rencontré un Français haut placé dans la firme qui a fait jouer son réseau. Le lendemain, nous étions chez YouTube. »




Pour confirmer sa future implantation

« Les États-Unis constituent un marché stratégique et cela fait longtemps que nous y pensions, reprend le dirigeant de Wildmoka. SVC a confirmé notre stratégie de développement à deux jambes : une jambe sur Sophia pour la R&D car, il faut le savoir, il est très difficile de trouver des développeurs dans la Silicon Valley, et une jambe orientée business aux USA. » Même constat pour Olivier Courtade de
Myxyty (Sophia) qui prévoit l'ouverture d'une joint-venture à New York d'ici à la fin de l'année. « Dans notre secteur (la maison connectée, ndlr), le time-to-market est essentiel, or le marché américain va exploser dans les deux ans. Nous n'avons pas le temps de lever des fonds en France, d'autant que nous nous sommes frottés à de "gros players", dont certains veulent aller plus loin ».




Pour partager une aventure humaine

« Je retiens de ce moment une aventure humaine, ajoute Olivier Courtade. Je suis parti en tant que patron de start-up, représentant de la French Tech Côte d'Azur et père, mon fils, étudiant à Skema, nous accompagnait. Les fondamentaux d'un entrepreneur et d'un parent sont finalement les mêmes, la passion et la transmission. » Et Pierre Callède de Vaughan Avocats de conclure : « Après cette expérience, on a le choix. Soit on retombe dans notre quotidien franchouillard et ses frustrations inhérentes, soit on garde l'enthousiasme et on maintient cette énergie. Ensemble. » Parions que tous choisiront la seconde option.

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