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Siac Industrie : Ses activités regroupées près de Cholet
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Siac Industrie : Ses activités regroupées près de Cholet

Fabricant d'armoires électriques pour le contrôle et le pilotage de bâtiments d'élevage, machines spéciales..., Siac Industrie construit son nouveau site de 3.000m² près de Cholet. L'entreprise se développe actuellement sur le marché de l'environnement.

— Photo : DR

Les travaux ont démarré début octobre, zone industrielle des Grands-Bois, sur la commune de La Séguinière, à proximité immédiate de Saint-Léger-sous-Cholet. Ce positionnement géographique a été retenu «parce qu'il correspondait au centre de gravité des marchés agricoles et agroalimentaires. On voulait notamment se rapprocher de la Vendée», explique Ludovic Assumel-Lurdin, dirigeant de Siac Industrie (Services industriels automatismes et câblages), dont le siège est actuellement basé à Beaupréau. «Il s'agit d'un choix stratégique du point de vue de la logistique et des autoroutes.» En juin2013, l'entreprise déménagera dans des locaux flambant neufs. Sur un terrain d'un hectare, le bâtiment de 3.000m² pourra s'étendre de plus de 1.000m² supplémentaires «dans les cinq à dix ans, si nous sommes toujours sur la même tendance de croissance», souligne Ludovic Assumel-Lurdin. Le montant total de l'investissement s'élève 1,7million d'euros.

Depuis trois ans sur le marché de l'environnement

Siac Industrie est spécialisée en génie électrique et automatisme. L'entreprise conçoit, fabrique et installe des systèmes automatisés en réseau pour le contrôle et le pilotage de machines spéciales, process industriels, bâtiments d'élevage, sites industriels... Environ 60% de son activité concerne l'industrie, dont l'agroalimentaire pour une part importante, 30% l'agriculture et 10% l'environnement (éolien industriel, stations de compostage, traitements d'effluents). Elle est présente depuis trois ans sur ce dernier marché, qui offre des perspectives de développement importantes. «L'économie verte n'est pas une mode, c'est quelque chose de très rationnel, qui correspond à une vraie activité économique», assure Ludovic Assumel-Lurdin.


Tournant industriel

Créée en 1991 par Marcel Lusson, l'entreprise proposait, à l'origine, des armoires de type industriel au monde agricole. La structure artisanale a pris un tournant industriel il y a environ cinq ans. Ludovic Assumel-Lurdin a rejoint l'entreprise en mars2009. Il l'a reprise en décembre2011, après un accompagnement de deux ans du fondateur, qui a pris sa retraite. La PME a connu «des taux de croissance à deux chiffres ces trois dernières années grâce à des marchés porteurs, comme, en agroalimentaire, celui de la poule pondeuse, tiré par les grandes surfaces. La France manquait d'oeufs et il a fallu réaliser beaucoup de bâtiments. Aujourd'hui, la production est à peu près saturée», explique le dirigeant. Sept personnes ont été recrutées depuis trois ans.

Actuellement, l'activité est dynamisée, entre autres, par «les nouvelles normes de bien-être animal qui permettent de faire de la rénovation de bâtiments». Sur le volet industriel, «nous avons développé une compétence montage que nous proposons désormais aux clients industriels pour lesquels nous fournissons des armoires. Aujourd'hui, nous les installons aussi pour eux. Il n'y a pas de crise ou de mutation économique pour des niches technologiques de ce type».

Développement géographique

Sur les marchés de l'industrie et de l'environnement, Siac intervient sur tout le territoire national. Pour le bâtiment d'élevage, «la croissance régionale agricole n'est plus suffisante pour se développer. Depuis cette année, nous allons aussi dans le Sud-Ouest, le Sud-Est et un peu plus en Bretagne». En 2012, le dirigeant table sur «environ 6,5millions d'euros de chiffre d'affaires», contre 6millions l'année dernière. Le nouveau bâtiment va accompagner la croissance de la PME choletaise et lui permettre de regrouper ses activités en un même lieu. Les deux bureaux d'études, les deux usines de fabrication et la partie montage étant actuellement réparties sur trois sites, d'une surface totale de 1.800m², à Andrezé et Beaupréau. «Nous allons pouvoir mutualiser les moyens, réaliser des économies d'échelle et gagner quasiment 50% de surface industrielle», détaille Ludovic Assumel-Lurdin. De quoi anticiper des opportunités qui vont se présenter dans les années à venir, à un moment où «le monde agricole s'industrialise».

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