La réforme du permis de conduire ouvre de nouveaux débouchés à SGS. L'entité française du groupe suisse, spécialiste du contrôle et de la certification vient en effet de recevoir, avec La Poste, l'agrément du Ministère de l'Intérieur pour faire passer l'examen du Code de la route. Depuis le 13 juin, SGS France a ouvert 13 sites d'examen dans l'Hexagone, dont un au Mans où est basé son centre de formation national au contrôle technique. « Avec les réseaux Securitest et Auto Sécurité, nous exploitons près de 2.000 centres de contrôle technique en France depuis Le Mans. Une centaine va être équipée de salles d'examen avant la fin de l'année », indique Éric Sarfati, président du pôle transport de SGS France. L'entreprise ambitionne ainsi l'ouverture de 350 à 400 sites dédiés au passage de l'épreuve d'ici à la fin de l'année. 250 d'entre-eux étant des centres de passage temporaire, ouverts en fonction du nombre de candidats. À cette fin, 40 examinateurs ont été recrutés, totalement dédiés à cette nouvelle activité baptisée « Objectif Code ». Avec son offre, SGS propose ainsi des sessions d'examen de 10 places maximum, ouverte du lundi au samedi. Le candidat réservant sa place en ligne.
Objectif : 400.000 candidats
Destinée à réduire de 96 à 45 jours les délais de passage du permis de conduire, le transfert de l'examen du public vers le privé s'accompagne d'une facturation de 30 euros pour le candidat. Et avec 1,4 million de postulants chaque année, ce nouveau marché est alléchant pour le groupe suisse. SGS qui emploie 85.000 salariés dans le monde pour un chiffre d'affaires de 5,2 milliards d'euros, est en effet confronté à une forte concurrence sur ses métiers du contrôle technique automobile. « C'est une diversification dans la continuité de nos activités de sécurité, mais c'est en effet un levier de croissance pour nos centres de contrôle technique. Il s'agit de la seule activité B to C du groupe, nos équipes marketing sont déjà structurées et nos centres nous fournissent l'infrastructure réseau », poursuit Éric Sarfati. SGS tablant sur le passage dans ses locaux de 400.000 candidats en année 1.
Concurrence
Car pour Éric Sarfati le temps presse, le marché reste en effet ouvert. « On accélère rapidement pour une présence maximale sur le territoire avant l'arrivée d'un nouvel entrant. De plus, nous sommes face à un concurrent, La Poste, qui a déjà un solide maillage du terrain. » Le pays pourrait ainsi être doté de 700 à 800 centres d'examen SGS et la Poste d'ici à la fin de l'année. Des implantations censées remplacer les 550 centres de passage d'examen du Ministère de l'Intérieur, voués à fermer au fur et à mesure.
SGS France
(Le Mans) Président du pôle transport : Éric Sarfati CA : 250 millions d'euros 2.700 salariés, dont 60 au Mans 02 43 41 41 41 www.sgsgroup.fr