A Craywick, la Société Générale de Mécanique n'en finit plus de grandir. Son nouveau directeur, Nicolas Breuvart - qui a racheté l'entreprise en juillet 2010 - vient de réaliser un investissement d'1,2 million d'euros. Objectif : agrandir son atelier Eurofret et rehausser, grâce à cela, son chiffre d'affaire de plus de 30 % d'ici à 2015. En 2012, SGM a réalisé un chiffre d'affaire global de 4,2 millions d'euros. « J'espère ainsi étendre ma surface de travail et prospecter de nouveaux clients. SGM est très connue dans le Dunkerquois. Avec cette nouvelle activité nous espérons toucher d'autres entreprises au-delà de Calais, Lille, Saint-Omer et même des frontières belges. Nous voulons nous diversifier et en même temps consolider nos positions », ambitionne son dirigeant.
Dix embauches
Avec ces projets, l'ancien pensionnaire des ateliers de L'Oréal à Saint-Quentin espère aussi embaucher, au total, dix nouveaux salariés. Cinq d'entre eux ont déjà été recrutés, en tant que mécaniciens et tourneurs-fraiseurs. « Il manque encore cinq personnes pour poursuivre notre croissance », note Nicolas Breuvart. Côté investissement d'équipements, le directeur du site a dans ses projets des achats de matériel lourd pour 2013. « Nous avons déjà fait l'achat d'un pont roulant de 50 tonnes qui nous permet la remise en état d'outils lourds. Pour 2013, deux autres achats de machines sont planifiés : une aléseuse numérique et un tour vertical, des systèmes de grande dimension. »
Au-delà de la métallurgie
Ce sont 30 % de chiffre d'affaires en plus que Nicolas Breuvart espère réaliser grâce à cette diversification d'activités, « en dehors de la métallurgie et de la sidérurgie du Dunkerquois ». Pour se préparer à cette extension, SGM a décidé de réorganiser, à la mi-octobre, la structure encadrante de la société, « en dédiant une partie de nos activités à l'expertise et la gestion interne », précise Nicolas Breuvart. Mais aussi une politique d'investissements accrue depuis 2010, date de reprise de l'entreprise. « Nous avons investi tous les ans, en amont. Avec dernièrement, une tranche de 700.000 euros pour le bâtiment et 200.000 euros pour les machines. » La récente coopération avec David Brown - l'un des leaders mondiaux dans la technologie d'engrenage a installé l'un de ses ateliers dans les murs de SGM - va dans le sens de cette diversification. « Il y a peu d'expertise sur les réducteurs dans la région. C'est une demande de la part de nos clients. Nous pourrons dorénavant apporter une réponse plus ingénieuse de maintenance. Je m'attends à un carnet de commande en hausse. J'étais dans l'obligation de décliner des marchés avant, parce que je ne pouvais pas les prendre en charge. Plus maintenant. »
Virginie Wojtkowski
Mécanique À Craywick, la Société Générale de Mécanique (SGM) n'en finit plus d'étendre son périmètre et de diversifier son activité. Objectif : + 30 % de croissance.