SFH : « J'ai fait muter l'activité de mon entreprise »
Témoignage # Mécanique

SFH : « J'ai fait muter l'activité de mon entreprise »

Confronté à une baisse de ses commandes, Yves Marnas, dirigeant de la PME stéphanoise SFH (maintenance hydraulique), a décidé il y a six ans de réorienter son activité.

« L'activité historique de SFH est axée sur la fabrication et la maintenance de machines hydrauliques. Il y a six ans, nous avons rencontré des problèmes de charges. Le marché s'effondrait avec la crise, les industriels faisaient de moins en moins appel à la sous-traitance. J'ai décidé de prendre le taureau par les cornes. Il fallait absolument faire quelque chose, sans quoi l'entreprise était vouée à disparaître. Nous devions muter. J'avais une idée, autour du recyclage des copeaux d'usinage. J'ai fait un état des lieux de la concurrence et je me suis tourné vers le Cetim pour mettre en oeuvre techniquement cette idée ».

Une mutation express

« Le Cetim concentre de nombreuses expertises, complémentaires aux nôtres. Sans le Cetim, je ne sais pas si mon projet aurait pu aboutir. En tout cas, certainement pas aussi rapidement. En moins d'un an, nous avons pu lancer notre nouvelle activité. Nous avons développé une gamme de matériel de recyclage. Il s'agit de machines destinées à valoriser les boues et copeaux d'usinage, principalement pour les matériaux nobles (dans l'aéronautique notamment). Avec ces matières, nous fabriquons des briquettes sèches réutilisables. Les liquides de coupe sont également récupérés pour être régénérés. Il est vrai que cette mutation pouvait sembler ambitieuse il y a six ans, quand nous nous sommes lancés. Mais c'était la seule solution. J'ai préféré prendre ce risque plutôt que de nous laisser mourir doucement. C'est ça le rôle d'un chef d'entreprise : avoir des idées, donner des impulsions fortes ! Heureusement, nous avons eu des financeurs derrière nous, la Société Générale et Bpi. Les salariés ont, eux aussi, eu confiance. Il n'y a eu aucune résistance au changement. Bien au contraire... Ils étaient parfaitement conscients que le pari était risqué mais qu'il représentait probablement notre seule voie ».

S'appuyer sur deux pieds

« Ils ont eu raison de croire en nous. En 2015, SFH a réalisé un chiffre d'affaires de 6,5 millions d'euros avec 37 personnes (RN : 369.000 euros Ndlr). Avant de nous lancer dans cette aventure, nous faisions 3 millions d'euros avec 15 salariés ! Ce chiffre devrait encore progresser puisque nous allons développer des techniques de transport de copeaux par le vide. Cette méthode permettra de séparer plus facilement les matières pour une meilleure valeur de reprise. Notre nouvelle activité représente déjà 50 % de notre activité dont la moitié à l'export. J'aimerais rester sur ce partage entre les deux activités afin de ne pas mettre tous nos oeufs dans le même panier. Nous allons donc essayer de faire progresser ces deux axes en parallèle, sachant que notre gamme de recyclage a boosté aussi notre marché historique de maintenance hydraulique puisqu'elle nous permet d'entrer dans de nouvelles entreprises.

700 000 euros d'investissement pour absorber la croissance

Le développement est tel que nous devons nous réorganiser pour absorber cette croissance. Nous avions jusqu'ici deux bâtiments distincts sur le quartier de Montreynaud pour nos deux activités. Nous avons inauguré, il y a quelques jours, une extension de notre bâtiment de la rue Gustave Delory. Nous disposons, grâce à cet investissement de 700 000 euros, d'un seul bâtiment de 3 000m² pour abriter nos deux activités sur un même site ».

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