Fabricant de machines d’emballage rigide, le sarthois Serac profite d’une belle croissance (+ 50 % sur deux ans), mais connaît aussi ses limites : le recrutement. Les métiers pointus et spécifiques de l’entreprise nécessitent de faire appel à des profils de haut niveau.
Pour les attirer, le directeur général exécutif, Thierry Adam, souhaite rapprocher son groupe des viviers d’étudiants. "Nous allons créer des bureaux autour de grandes écoles. Ce ne sont pas des investissements lourds et cela peut permettre d’intégrer des étudiants dans une chaîne d’innovation, en les faisant travailler sur des éléments comme dans un bureau d’études. Ils pourront ainsi découvrir notre groupe et nos métiers, mais aussi notre fonctionnement interne. Le but est bien sûr de les garder ensuite."
Une première implantation dans la "ville rose"
À la rentrée de septembre 2025, le premier bureau sera ouvert à Toulouse. Cette ville et sa métropole comptent des écoles d’ingénieurs dans différents domaines : polytechnique, aéronautique, arts et métiers, transformation de la matière, électronique, etc.
Le groupe Serac est jusqu’ici implanté en Sarthe et en Normandie, sous forme de sites de production.
Une industrie en zone rurale
"Nous avons actuellement une vingtaine de postes à pourvoir sur La Ferté-Bernard. En termes d’attractivité, faire venir des jeunes ingénieurs dans le nord de la Sarthe, ce n’est pas évident", explique Thierry Adam.
Mais cette réalité ne concerne pas uniquement le département où siège Serac. "Cela concerne tous les sites, dans tous les pays (le groupe qui a réalisé 178 M€ de CA en 2024 et emploie 725 salariés dans dix pays, NDLR), poursuit le directeur. Nous sommes sur des métiers très spécifiques et techniques, et très peu connus. Nous pouvons pourtant proposer des évolutions de postes aux États-Unis ou au Brésil et sur une palette de métiers intéressants : directeur industriel, directeur des opérations, directeur commercial, responsable du SAV, etc."
Les nouveaux métiers de l’IA
De plus, Serac mène un autre projet sur son logiciel de travail : "Cela répond à nos besoins de développement et de recours à l’intelligence artificielle en interne." Ce qui pourrait attirer les nouvelles générations, voit le directeur. Mais nécessite aussi de se doter des compétences adéquates, sur les métiers nouveaux autour de l’IA.