L'histoire d'amour entre la Sema (16 salariés, 2,4M€ en 2009) et le marché de l'éolien terrestre a débuté en 1997. «Nous étions précurseurs sur un marché naissant, précise Daniel Cadalen, directeur de la structure implantée à Saint-Brieuc. L'activité de fabrication de mâts, dérivée de notre savoir-faire en chaudronnerie, est aujourd'hui l'un des piliers de notre business. Mais nous restons petits sur un marché gigantesque. Seules une vingtaine d'unités sortent chaque année de l'usine.» Contraints régulièrement de refuser des contrats, la Sema et sa maison-mère Sodimac réfléchissent depuis quelques années à la construction d'un nouveau site de production. «Nous avons aujourd'hui des contacts avancés avec un partenaire industriel. Il y a de l'avenir sur ce marché, notamment si on développe l'éolien offshore.» Et c'est là que le problème se pose. Enclavée à Saint-Brieuc, la Sema ne peut produire que des mâts d'une hauteur maximale de 40m pour 4m de diamètre. «Pour l'offshore, les circonférences tournent autour de 6m. Nous ne pouvons pas rater le train en marche.» Sans en dévoiler plus, Daniel Cadalen confirme qu'un site proche d'une infrastructure portuaire serait l'idéal. «Tout serait facilité. En terme d'approvisionnements en acier et de manutentions pour aller sur les sites de montages.L'idéal serait également de rester dans le département.»
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L'entreprise Sema à Saint-Brieuc s'est spécialisée dans la fabrication de mâts éoliens. Pour se développer sur le créneau offshore, des projets d'un nouveau site de production sont dans les cartons.