Le repreneur. Âgé de 43 ans, Sébastien Nobiron est vendéen d'origine. « C'est Sémo qui m'a amené à Toulouse », raconte cet ancien salarié d'un grand groupe industriel pour lequel il a travaillé sur différents sites en France et à l'étranger. L'ingénieur (école des Mines à Nancy) a ensuite voulu goûter à l'aventure de l'entreprenariat : « je voulais être chef d'entreprise avec l'idée de manager une petite équipe, pouvoir aller jusqu'au bout des choses et concrétiser un projet du début à la fin », explique-t-il. Ses critères de recherche : « une activité industrielle avec une clientèle industrielle. » Il recherchait une implantation sur l'Ouest de la France, une PME de 30 à 40 personnes et un chiffre d'affaires de 3 et 6 millions d'euros
L'activité
Après une activation de ses réseaux, dans les CCI, auprès des pôles de compétitivité et des réseaux financiers, il se positionne pour la reprise de Sémo. « C'est la bonne rencontre entre le cédant et le repreneur qui a enclenché l'opération. » L'entreprise dont il est aujourd'hui l'actionnaire majoritaire s'adresse à des industriels de la cosmétique, de l'automobile et de l'électronique et leur propose des machines de production spéciales ayant pour but d'améliorer leur performance.
Les perspectives
En activité depuis 40 ans, Sémo n'a plus à démontrer son savoir-faire et sa clientèle compte déjà des grands groupes industriels français et des ETI. « La ressource clé de l'entreprise, ce sont ses compétences. Je veux poursuivre la culture du travail bien fait, et nous continuerons nos efforts de formation dans ce sens », explique le jeune dirigeant qui veut ouvrir aussi le marché des machines intelligentes avec des technologies innovantes pour servir les usines du futur. Il prévoit d'employer cinq personnes
d'ici à 2020.
Croissance en vue
L'export représente aujourd'hui 30 % de l'activité de la PME, mais le repreneur souhaite voir ce taux monter, notamment en Europe. Le Lauréat du Réseau Entreprendre prévoit d'atteindre les 4 millions d'euros de chiffre d'affaires, grâce notamment à un projet d'innovation très sensible de 400 à 500 000 euros sur les deux ans à venir.