Screen Research bat désormais pavillon étranger. Adeo, un groupe basé dans le nord de l'Italie, a en effet repris les actifs du fabricant d'écrans de vidéo-projection de Treillières. Ceux-ci seront versés dans la SARL Adeo France, en cours de constitution. Lancé en 2001 et auteur d'un démarrage prometteur, Screen Research avait connu un retournement de fortune. Placée en redressement judiciaire il y a un an, Screen Research a en effet vu son CA fondre au cours des trois derniers exercices. L'entreprise d'Yves Tréholan avait ainsi dégagé 1,3M€ de revenus sur la période 2009/2010, pour une perte nette de 2,7M€. Pesant près de 12M€ de CA pour une centaine de collaborateurs, Adeo conservera la marque Screen Research. De par son positionnement haut de gamme et un réseau de distribution couvrant 45 pays, celle-ci se révèle complémentaire de l'offre proposée par Adeo Screen, une filiale du groupe transalpin plutôt positionnée sur les marchés italien et polonais des écrans de gamme moyenne.
Réduction conséquente des effectifs
Si la marque perdure, le visage de Screen Research va en revanche profondément changer. La production des produits va en effet être délocalisée en Pologne, où Adeo dispose d'une usine de 3.500m². Seules les activités d'animation et de commercialisation seront conservées dans la métropole nantaise. De 35 personnes à la mi 2009, les effectifs de la PME seront donc réduits à quatre personnes. «La production en France était problématique, tant en termed de volumes que de coûts. Sur ce dernier plan, nous souffrions d'autant plus que nous dégagions 50% de notre CA en zone dollar avec un effet de change pénalisant. Les synergies liées avec Adeo vont nous permettre de dégager 30 à 40% de gains de compétitivité», estime Yves Tréholan. Avec cette nouvelle configuration, la marque Screen Research ambitionne de retrouver un CA de 3 à 4M€ d'ici trois ans.
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En redressement depuis 2009, Screen Research voit ses actifs repris par un groupe italien. Si la marque du fabricant d'écrans de vidéo-projection de Treillières demeure, la production va quitter la Loire-Atlantique pour la Pologne.