Spécialisée dans les services de propreté (espaces intérieurs et extérieurs, blanchisserie, nettoyage de fin de chantier), Scoprobat a enregistré une croissance de 55% de résultat net (soit 258 000 euros) et de 9% de CA (soit 2,8M€) entre 2014 et 2015. Une croissance qui pourrait se poursuivre puisque Scoprobat travaille sur le développement d' un service de propreté spécialisé dans les salles blanches. « Nous voyons qu'il y a de la demande. Nous avons embauché une personne en CDI pour mettre au point un process de production » indique Mathieu Henni, le P-dg de Scoprobat.
50% des résultats redistribués aux salariés
Selon Mathieu Henni, les bonnes performances de Scoprobat s'expliquent par l'externalisation croissante des services de propreté mais aussi par le statut de Société coopérative ouvrière de production (Scop). « Ce statut nous impose d'affecter 50% de nos résultats à nos fonds de réserves et d'investissements, les 50% restants étant redistribués entre tous les salariés. Comme nous n'avons pas de dividendes à verser, nous réinvestissons davantage dans notre outil de production » souligne Mathieu Henni. « Les décisions sont prises de manière collective et chaque salarié coopérateur détient une voix » raconte-t-il par ailleurs. « Nos salariés sont donc sans-doute plus impliqués. Et comme 50% de nos résultats leur sont redistribués, ils sont d'autant plus attentifs à ce que le travail soit bien fait et les clients satisfaits. D'ailleurs, nous avons une grande fidélité de la part de nos clients » indique le P-dg de Scoprobat, conventionnée entreprise d'insertion. Enfin, cela évite aussi peut-être certains gaspillages. Pour le chauffage par exemple, ils savent que si la note augmente, la part qui leur sera redistribuée diminue.