Petite révolution en perspective pour les quelque 300 salariés de Schneider Electric en Ille-et-Vilaine. Selon nos informations, le groupe mondial se prépare à regrouper sur un même site les salariés de ses deux implantations du sud de Rennes, à savoir Chartres-de-Bretagne et Guichen.
Permis accordé le mois dernier
Le spécialiste des équipements électriques a fait l'acquisition d'un terrain dans la ZAC de la Conterie, à Chartres-de-Bretagne. Et d'ici à 2013, il aura érigé un nouveau site industriel de quelque 8.000m² où seront regroupés ses 300 collaborateurs de Chartres et Guichen. Le permis de construire a été accordé le mois dernier et les travaux devraient commencer début 2012. Un projet suivi par le promoteur rennais Launay. Autour de ce dossier, les échanges avec Schneider Electric, -que nous n'avons pu joindre - «ont été longs et perturbés par la crise de 2008», nous confie Philippe Bonnin, le maire de Chartres de Bretagne. «Mais eu égard à l'emprise foncière (4 hectares), ce sera un élément très important pour la ZAC de la Conterie. Il redimensionnera les autres espaces.» Et le premier magistrat de la commune de souligner le fait majeur de cette annonce: le maintien d'un savoir-faire industriel à Chartres-de-Bretagne. «J'étais très attentif à ce que cette entreprise reste sur la commune. Il était important de trouver une relocalisation et intégrer le site dans le plan actuel de la commune. Mais je n'étais pas non plus inquiet car la direction a vite intégré que le coeur de son activité était bien situé dans son usine de Chartres. Ils voulaient donc rester ici.»
«Attentif à ce qu'ils restent»
Schneider Electric et Chartres, c'est effectivement une vieille histoire commune. Une histoire «intimement liée à l'implantation de Citroën dans les années 60», rappelle Philippe Bonnin. C'est d'abord la société ELMO qui, à cette époque, s'y est implantée. Une entreprise familiale de câblage qui a fini par rejoindre le groupe Merlin Gerin puis, par le jeu de rachats, le groupe Schneider Electric. Une société enregistrée sur le plan juridique sous le nom de SETBT, pour Systèmes Équipements Tableaux Basse Tension. Au fil de son histoire, le site actuel s'est peu à peu spécialisé dans les armoires de commandes industrielles. Et à la fin des années 90, avec près de 200 salariés, le groupe s'est vu contraint d'ouvrir un deuxième site, à Guichen, spécialisé dans les équipements de basse et moyenne tension. «Les bureaux d'étude sont ici à Chartres, la fabrication à Guichen», précise Philippe Bonnin. Le secteur hospitalier constitue par exemple l'un de ses principaux marchés, avec des boîtiers électriques très spécifiques. Mais voilà, compte tenu du développement de l'activité, deux implantations ont fini par devenir une contrainte pour Schneider Electric. «La question qui se posait voici quatre ans était de pouvoir effectuer une réorganisation aboutissant à du lean manufacturing, évitant ainsi les ruptures de charge», explique le maire. D'où la décision d'ériger un nouveau site industriel et d'y regrouper les salariés. Un investissement qui, selon nos informations, se monterait à un peu plus de 10M€.
Plus de 10M€ d'investissement
Avec la construction programmée de ce nouveau site industriel, le maire de Chartres peut être satisfait. «La zone est effectivement partie, c'est un grand pas.» Située le long de la RN reliant Rennes à Nantes, la Conterie va ainsi progressivement monter en puissance. Déjà dotée d'une piscine, de 3.000m² de bureaux - dont la direction commerciale de Schneider Electric Ouest ou encore de la Trésorerie - elle se verra complétée de 3.000m² de bureaux dans les prochains mois. Quant à l'actuel site de Schneider Electric, quasiment dans le centre de Chartres-de-Bretagne, il sera rasé. Grâce à une coopération Launay-Habitat 35, une centaine de logements devraient y être érigés dans les années futures. «50% en logements aidés et 50% en accession libre», précise le maire.
SETBT
(Chartres-de-Bretagne) Groupe Schneider Electric Directeur site: Ardem Elmayan Effectif: 173 CA 2010: 27,6M€ 02 99 41 21 25