Le premier étage de la Tour Eiffel, la verrière du Ritz rénové, la transformation du Carré Richaud de Versailles en un programme immobilier de luxe, les locaux de la Fondation Louis Vuitton : les références de prestige s'accumulent pour Schaffner en région parisienne. Le mois dernier, le fabricant de ferronneries et escaliers en a ajouté une autre et non des moindres : le palais de l'Elysée pour un marché certes symbolique (45.000 euros) d'enlèvement du portail d'entrée avec pose d'un ouvrage provisoire, le temps de la réfection de l'original dans la journée en lieu sûr. Face à un courant d'affaires devenu plus rare dans la région, le métallier de Duppigheim cherche à se réorienter à la fois vers le haut de gamme et vers la capitale. « La part de l'Alsace dans l'activité baisse régulièrement pour se situer désormais à 40 % », précise Vincent Schaffner, directeur général qui représente avec son frère Philippe la septième génération à la tête de la PME familiale bicentenaire. Strasbourg abrite toutefois la récente réalisation majeure de l'escalier de la BNU rénovée, un contrat de 800.000 euros. De même, la part de la clientèle particulière s'est réduite en dix ans d'un tiers à 10 %. La réorientation a été particulièrement fructueuse lors du dernier exercice, clos le 30 juin par une progression de 50 % du chiffre d'affaires. « Nos forces résident dans la pluralité d'offre, du monumental à la main courante, ainsi que dans la maîtrise interne des matériaux et des procédés pour le formage, le façonnage et la finition, les trois coeurs de notre savoir-faire », complète Vincent Schaffner. Si elle peut faire appel à la sous-traitance pour la pose, la PME envoie systématiquement ses propres équipes sur les chantiers les plus prestigieux. Le haut de gamme lui procure un contact direct de plus en plus fréquent avec les architectes et les designers de renom.
Schaffner (Duppigheim): Directeurs généraux : Vincent et Philippe Schaffner ; 45 salariés ; CA 2014 : 8,7 M€ ; 03 88 49 11 56
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