William Windys est un chef d’entreprise heureux. L’agrandissement de son usine Saveurs Cristal du Pertre est presque terminé… Seule ombre au tableau : il a bien du mal à recruter. « Je recherche 40 personnes pour la saison, je les embauche tout de suite ! », affirme-t-il. Des embauches en CDD qui pourraient bien se transformer en créations de postes, puisque Saveurs Cristal va ouvrir, début 2018, une troisième ligne de production. Elle prendra place dans les 1.000m² actuellement en cours de construction sur son site de 4.000 m². Montant de l’investissement (matériel compris) : 4 millions d’euros.
Au Pertre depuis 2014
« C’est un gros investissement », considère William Windys, dont l’entreprise réalise 12millions d’euros de chiffre d’affaires avec 160 salariés. 9millions d’euros proviennent de la production bretillienne, 3millions de l’usine de Rueil-Malmaison, où se situe le siège. Créée en 2003 par William Windys, fils de restaurateurs parisiens, Saveurs Cristal est entrée dans le giron du groupe Sill en 2013 (à 50 %). C’est en 2014 que le traiteur parisien installe sa deuxième usine, au Pertre, aidé d’Idea 35 et de Vitré Communauté.
Croissance fulgurante
L’entreprise, spécialisée dans la fabrication de pièces de cocktail haut de gamme surgelées par cryogénisation, connaît une croissance impressionnante. Saveurs Cristal est passée de 4 millions d'euros en 2014 à 8 millions d'euros en 2015, puis 12 millions en 2016 ! « Nous devrions être rentables en 2017 », précise le dirigeant, qui enregistre de plus en plus de commandes. Ses clients sont essentiellement des professionnels : sociétés de restauration, hôtels et traiteurs haut de gamme, distributeurs, magasins de surgelés (Picard…)…
Bientôt un début en GMS
« À la fin de cette année, nous allons commencer à pénétrer le marché de la GMS », annonce William Windys. Son entreprise, qui travaille en flux tendu, avait donc besoin de cette troisième ligne de production au Pertre, qui sera terminée en août. « Mais elle entrera réellement en fonction début 2018, après l’activité des fêtes de Noël », souligne le dirigeant, qui ne veut pas précipiter ses équipes.
C’est parti pour l’export
L’usine du Pertre produit 140.000 pièces pour cocktail par jour, dont 10 % partent actuellement à l’export, vers le Benelux, l’Angleterre et les États-Unis. « Nous avons pour objectif de développer cette part à l’international, notamment vers l’Asie et les États-Unis », confie William Windys.