Notre mois de septembre s'est achevé sur la confirmation, par Sanofi, d'une réorganisation de ses activités de R&D en France. Dans sa communication, la direction préfère parler d'un «projet d'évolution» mais qu'importe: ce que Toulouse comprend, c'est... pas grand chose, justement! «La vocation du site de recherche de Toulouse reste à préciser. Sanofi a identifié, pendant l'été, des acteurs susceptibles d'y poursuivre des activités scientifiques ou technologiques.» Si la réduction d'environ 900 postes annoncée à l'horizon 2015 ne concerne apparemment pas les équipes toulousaines, personne ne se sent à l'abri pour autant. En première ligne, les 600 et quelques salariés du site qui sont toujours dans l'expectative. Mais, au-delà, c'est toute la sphère économique régionale qui a minima s'interroge. Et si le retrait de la big pharma déséquilibrait tout un pan de l'industrie de Midi-Pyrénées? On prendrait alors malheureusement conscience que celle-ci ne se limite pas à l'aéronautique, le spatial et les systèmes embarqués et que, pire encore, les grands groupes ne servent pas toujours d'amortisseur en période de crise... @email
- LE BILLET