Un chiffre d'affaires de 5,9millions d'euros, un résultat net de 1,2million d'euros. Tout semble aller pour le mieux pour le casino de Saint-Quay-Portrieux?
Effectivement, nous affichons des performances plus qu'encourageantes qui nous permettent aujourd'hui d'être sur le podium des casinos de Bretagne, en produits brut des jeux, derrière Saint-Malo et Bénodet, propriétés du groupe Barrière, avec plus de 11millions d'euros. Depuis deux ans, nous sommes même passés devant Dinard! Dans les Côtes-d'Armor, nous confortons notre place de leadership avec 38% de parts de marché. Et ce qui est surtout réconfortant, c'est que, malgré la crise que traverse notre secteur depuis 2008, nous progressons, certes légèrement, mais nous progressons toujours.
Comment expliquez-vous cette bonne santé?
Sans doute la nature même de notre actionnariat. La Financière Ficaudière, fondée par Gilles Aupiais, regroupe des industriels, des commerçants et aussi des salariés qui ont choisi l'indépendance de leurs trois établissements: Quiberon, Sables-d'Or Fréhel et Saint-Quay-Portrieux gérés par la Societé nouvelle d'exploitation de casinos et hôtels (Snech). Cette organisation nous offre une autonomie et une personnalisation dans la gestion des sites. Par ailleurs, et cela est lié, la politique d'investissement est soutenue. L'enveloppe dépasse 500.000euros tous les ans pour le seul casino de Saint-Quay. Environ 25% du parc machines est renouvelé lors de chaque exercice.
Vous attachez également une grande importance au service offert aux clients?
C'est la base de la fidélisation et de la conquête. Nous sommes en Bretagne le casino qui redistribue le plus de gain. Sur l'exercice clos au 31octobre 2010, nous avons atteint 17,5millions d'euros. Sur celui que l'on vient de finir, on devrait frôler les 19millions d'euros. À côté de cela, les animations et la restauration permettent d'offrir un package aux joueurs. Nous avons mis en place une carte de fidélité, un fumoir au centre de la salle des machines à sous, etc. L'idée est de générer encore plus de trafic. En 2010, plus de 220.000 personnes sont passées chez nous. La progression annuelle moyenne dépasse les 1,5%.
La crise vous a touchée?
Comme tous nos confrères, nous avons constaté une baisse du panier moyen. Mais les investissements que nous avions réalisés en 2007 pour agrandir le site nous ont permis de conserver un chiffre d'affaires à l'étal, voire en légère progression. La Financière a investi plus de six millions d'euros à cette époque. Et puis, nous n'avons pas relâché nos efforts en matière de communication. C'est le nerf de la guerre et nous y consacrons environ 2,3% de notre CA.
Propriété de la Financière Ficaudière, l'établissement de Saint-Quay-Portrieux est sur le podium des casinos bretons. Entretien avec le directeur Denis Morel.