Saint-Herblain : Soloc Rabotage s’attaque au marché espagnol

Saint-Herblain : Soloc Rabotage s’attaque au marché espagnol

Soloc Rabotage vient de racheter un concurrent perpignanais. Le leader français du marché du rabotage se rapproche ainsi de l’Espagne, sa prochaine cible.

Le leader français de la location de fraiseuses routières assoie un peu plus sa position. Il vient de racheter une société concurrente à Perpignan, Sud Rabotage, qui comptait 8 raboteuses et 20 salariés. L’entreprise de Vigneux-de-Bretagne compte donc désormais 360 salariés pour un chiffre d’affaires de 53 millions d’euros et espère bien continuer à raboter encore un peu plus le terrain des concurrents. « On a désormais 180 raboteuses et 35 balayeuses », explique Michel Chauvet, le P-dg de la PME. Le deuxième sur le marché n’en a que 110. Plus de raboteuses, c’est l’assurance de pouvoir être réactif et de répondre à tous les appels d’offre, le nerf de la guerre dans ce marché de niche.

Objectif : être leader aussi en Espagne
« On travaille surtout avec les autoroutes et les communes. Ces dernières années, leur budget s’est un peu tari », explique Michel Chauvet. Du coup le dirigeant est à l’affût du moindre marché : « on s’est réorganisé commercialement, entre nos 16 agences du nord et du sud pour mieux faire coulisser les machines». Sauf que le marché français est désormais saturé. Soloc Rabotage a donc décidé d’aller voir ailleurs. Direction l’Espagne où il a déjà 2 filiales. « Avec le nombre de machines que l’on a, on est déjà deuxième sur le marché espagnol », explique Michel Chauvet. Le but étant, bien évidemment, de devenir leader. Le rachat de Sud Rabotage va l’y aider, Perpignan n’étant qu’à 30 minutes de route de la frontière espagnole.
Un centre de formation interne fin 2017
Après l’Espagne, le P-dg envisage ensuite de s’attaquer « pourquoi pas » au marché belge. Mais avant cela, le n°1 français prépare la création de sa propre école, car il manque cruellement de raboteurs. « Il nous manque 17 personnes actuellement, explique Michel Chauvet, si on les embauchait maintenant, on aurait largement de quoi les occuper. » Le Bon Coin, Pole Emploi, le bouche à oreille, le P-dg a épuisé toutes les sources de recrutement. « Le problème, c’est qu’il n’y a pas de formation de raboteurs en France », conclut le P-dg. Pourquoi ne pas en créer une ? L’entreprise a déjà le terrain, le matériel nécessaire, et vient de recevoir l’agrément de la Dirrecte des Pays de la Loire ( direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi). La rentrée des classes, chez Soloc Rabotage est prévu pour fin 2017.