Pourquoi arrêter la parution de Grenoble et moi?
C'est avant tout pour des raisons financières. La situation de la presse est difficile. Le papier est cher, la distribution est coûteuse... Mais le journal continue d'exister sur le web. C'est aussi notre volonté de passer sur un nouveau modèle de média tout en continuant à être un vecteur d'information sur Grenoble. Le rythme des bouclages hebdomadaires était aussi difficile à suivre. Sur le web, on a plus de latitude. On publie de l'information en continu. Mais le coeur de métier reste le même: informer les gens.
L'équipe a forcément été touchée?
Oui, à la rédaction, un des deux journalistes est parti et on a toujours un jeune en alternance. Tandis que la personne chargée du commercial est aussi partie.
Également titre de Cojecom, Saint-Étienne et moi a aussi cessé de paraître?
Oui. On arrête le magazine sans même poursuivre sur internet. Car la présence et la notoriété du titre n'étaient pas comparables à Grenoble. Néanmoins, Cojecom continue d'être présent à Saint-Étienne avec le magazine ASSE et moi.
Cojecom se charge de la régie publicitaire de 20 Minutes à Lyon. Est-ce que le retrait de Grenoble et moi est lié à l'arrivée probable du quotidien gratuit à Grenoble?
Non. Pas du tout. Ce sont deux choses distinctes. Grenoble et moi et 20 Minutes pourraient d'ailleurs très bien cohabiter à Grenoble. Pour l'instant, si Cojecom continue son rôle de régie publicitaire pour 20 Minutes à Lyon, je n'en sais pas plus que vous sur l'arrivée de 20Minutes à Grenoble. Pour l'instant, rien n'est déterminé pour nous.
Les hebdomadaires gratuits ?Grenoble et moi? et ?Saint-Étienne et moi? cessent de paraître. Les explications de Jérôme Soleymieux, gérant de Cojecom.