Sablières de Courcerault : La deuxième vie du terril de Susville
# Industrie # Investissement

Sablières de Courcerault : La deuxième vie du terril de Susville

Charbon. Les trois millions de mètres cube de résidus charbonneux du terril de Susville vont être valorisés par une filiale de la Cofinex. Le chantier démarre.

En 1997, les Charbonnages de France fermaient définitivement le puits de Susville, tirant un trait sur 50 ans d'exploitation minière sur le plateau Matheysin et laissant sur place un terril de 40 hectares. Engagée depuis dix ans dans une réflexion de dépollution, la commune de Susville a accepté la proposition de valorisation formulée par les Sablières de Courcerault, filiale de la Cofinex, exploitant spécialisé dans la reprise des résidus charbonneux. Seule la partie sud du terril, vingt hectares où ont été stockés les résidus les plus anciens et les mieux valorisables, serait traitée. La partie Nord accueillerait quant à elle un projet de centrale photovoltaïque.




Chantier propre

«Il s'agit de passer d'une contrainte à une valorisation», souligne Philippe Brun, le maire de Susville. Soumise à une autorisation préfectorale pour une durée de trente ans, la carrière permettrait de ramener les terrains à "une assiette urbanisable", comme l'explique l'élu. La décision a fait grand bruit sur le plateau. L'enquête publique a pointé des risques de nuisances liés à cette exploitation. De sorte que les autorités ont posé de fortes contraintes pour que l'exploitant conduise un chantier propre. Celui-ci sera mené non par le dessus mais en pénétrant dans le rasier, à raison de 130 à 150 jours par an. Sur place, des installations légères sont en cours d'aménagement. Peu créatrice d'emplois, l'activité sollicitera cependant en sous-traitance les entreprises de travaux publics locales. Pas moins de 2.500 camions seront nécessaires à l'évacuation des stérils. Ces déchets non polluants seront plus particulièrement réemployés dans la réalisation de routes. L'entrée en production est prévue début 2012. La commune, qui a signé un bail emphytéotique avec les Sablières de Courcerault, percevra un droit de fortage, soit une taxe de 30 à 50.000€ par an. Ce projet, ainsi que celui de la centrale photovoltaïque actuellement en attente de la fin du moratoire sur ce type d'énergie, fait partie des orientations communales sur la recherche de nouvelles ressources. .

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