Le label « Entreprise Innovante des Pôles » décerné conjointement en début d'année par Mov'eo, Nov@log et TES, s'annonçait comme une passerelle vers une possible levée de fonds. Mission accomplie pour la start-up dirigée par Stéphanie Debazelaire qui a bouclé début octobre une première opération autour d'un million d'euros.
Un investisseur Normand dans la boucle
« Après plusieurs mois de discussions avec différents fonds régionaux et fonds bancaires nous avons finalement fait le choix d'un investisseur privé », explique la dirigeante. En fait une holding familiale d'investissement « normande » qui contribue à hauteur des deux tiers de l'investissement global. Le dernier tiers étant réalisé par le biais d'une dette bancaire, À travers cette opération c'est sur son développement à l'international que S2F Network entend se mobiliser dans les mois qui viennent. « Nous disposons de deux marques, R-Marina (solution de transmissions à distance dédiée aux ports de plaisance) et R-City (à destination des collectivités) qui représentent deux axes forts de notre développement et nous ne cherchons pas à nous disperser ». À l'international, c'est R-Marina qui peut porter la croissance de l'entreprise, estime la dirigeante. Et même si S2F Network s'est déjà fait un nom dans le secteur, pas question de traîner en route « car on courrait le risque de se faire rattraper par la concurrence ». Après avoir décroché des contrats significatifs à la Rochelle (« 2e port de plaisance au monde pour le nombre d'anneaux ») et dans le Golfe du Morbihan, la PME se lance actuellement en Italie où elle vient d'embaucher un VIE ainsi qu'au Montenegro voisin. Le même type de déploiement est à l'étude aux États-Unis où des discussions sont en cours avec des ports de Floride. « Une représentation commerciale sur place est importante, mais tout cela nécessite des moyens. La levée de fonds doit donc permettre d'étoffer l'équipe commerciale et le service ingénierie de S2F Network.
« Des marchés à cycles longs »
Concernant R-City, solution dédiée aux collectivités, « on se concentre sur la France » explique Stéphanie Debazelaire. Avec en ligne de mire « des partenariats avec des grands acteurs type Veolia ou Lyonnaise des Eaux qui viennent nous chercher pour répondre à des appels d'offres » sur, notamment, l'éclairage intelligent. « Mais ce sont des marchés à cycles longs, donc la levée de fonds nous donne aussi les moyens d'attendre ! »
Guillaume Ducable
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éseaux La start-up havraise a conclu en octobre une levée de fonds à hauteur d'un million d'euros qui doit lui permettre de se lancer sur le marché européen.