Côtes-d'Armor
Rich’ess veut unir économie sociale et solidaire et économie classique dans des projets communs
Côtes-d'Armor # Services aux entreprises # Stratégie

Rich’ess veut unir économie sociale et solidaire et économie classique dans des projets communs

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En déménageant à Cap Entreprise 1, l’acteur de l’Économie sociale et solidaire Rich’ess s’est rapproché symboliquement des entreprises de l’économie classique. La structure propose à ces dernières un dispositif leur permettant de développer leurs projets RSE, et a l’ambition de lancer la première joint-venture sociale de Bretagne.

Michel Baldasseroni (à gauche), co-président de Rich’ess, et Patrice Hénaff, directeur, veulent développer les liens entre Économie sociale et solidaire et économie classique — Photo : Matthieu Leman

Rich’Ess, acteur de l’Économie sociale et solidaire (ESS) dans le département des Côtes-d’Armor, vient de déménager à Cap Entreprise 1, à Saint-Brieuc, qui accueille des entreprises de l’économie classique. "Nous étions jusque-là dans le centre de Saint-Brieuc. Ce déménagement vient symboliser notre positionnement plus "éco"", explique Patrice Hénaff, directeur de la structure depuis 2016.

Collaborations entre les deux mondes

Car l’association loi 1901 créée en 2011 veut se tourner davantage vers les entreprises. "Nous avons une structure, baptisée Traits d’union, qui porte des partenariats entre l’ESS et les entreprises, reprend le dirigeant. Avec ce dispositif, nous accompagnons les entreprises dans leur démarche RSE, en les aidant à trouver des moyens de s’engager sur leur territoire", pointe le co-président de Rich’ess, Michel Baldasseroni, qui avait créé l’entreprise adaptée Handirect en 2008 à Langueux, avant de la revendre 10 ans plus tard.

Parmi les collaborations mises en place grâce à Traits d’Union, figure celle qui regroupe le chocolatier finistérien Grain de Sail et un Esat qui s’occupe de l’emballage de tablettes de chocolat.

Une première joint-venture sociale en Bretagne ?

Rich’ess aimerait aller encore plus loin en créant la première joint-venture sociale bretonne, réunissant dans un même projet entrepreneurial une entreprise de l’économie classique et une autre de l’ESS. À l’exemple de Soluval, dans le Nord. "Cela permet de répondre à un objectif social et de bénéficier de marchés comportant des clauses sociales, en utilisant les méthodes de mise en œuvre particulières de l’ESS", note Patrice Hénaff.

Gwitibunan, un projet ESS à 750 000 euros

L’association, qui compte une centaine d’adhérents, du particulier à des acteurs de l’ESS, peut également mener des projets seule, le plus souvent en réponse à des problématiques de territoire. Exemple avec Gwitibunan. "Un collectif de parents d’adultes autistes nous a soumis la problématique de leur logement. Nous l’avons accompagné en créant une coopérative de 60 sociétaires qui a développé Gwitibunan, un ensemble d’habitat inclusif, à Pommeret", reprend le directeur. L’investissement s’élève à 750 000 euros et le modèle pourrait se dupliquer dans cinq autres endroits du département, en l’élargissant aux personnes malades d’Alzheimer.

Rich’ess possède enfin un incubateur de projets dans le domaine de l’ESS, dont la septième promotion accueille six projets.

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