« Les problématiques autour de la mobilité prennent une place de plus en plus importante dans les entreprises. C'est un marché encore jeune mais qui présente un fort potentiel et dans lequel nous avons une carte à jouer », lance Jérémy Mastnak, co-fondateur avec Damien Corbi d'Amiltone.
20 salariés et 1 M€ en 2017
Spécialisée dans l'ingénierie industrielle et les systèmes d'information, cette jeune société villeurbannaise, lancée en 2012, a donc décidé d'ajouter une troisième corde à son arc en créant une Mobile Factory. « Il s'agit d'un pôle dédié au développement d'applications mobiles au forfait. On y développe principalement en natif sous IOS, Androïd et Windows Phone. L'objectif est de développer des applications mobiles en BtoB pour des clients entreprises qui peuvent avoir des besoins en termes de gestion de flux logistique, de traçabilité de flotte de commerciaux. On peut aussi faire de l'aide à la vente, de la géolocalisation de points de vente, du suivi de production, mais aussi travailler sur des projets en lien avec les objets connectés. Bref, le pannel est vaste. Nous avons par exemple été consulté par Salomon pour une application dédiée à leurs testeurs. Au lieu de prendre des notes sur papier, l'idée est de leur créer une application pour smartphone qui leur permettra avec des gants équipés d'embouts en plastique d'entrer directement les mesures dans leur smartphone et de les comparer », développe Jérémy Mastnak.
Dotée pour l'heure d'une équipe de 5 spécialistes du mobile récemment embauchés, cette Mobile Factory devrait rapidement prendre de l'ampleur. « On espère réaliser au moins 1 M€ de chiffre d'affaires grâce à cette nouvelle activité sur l'année 2017. Sous deux ans, on aimerait bien que cette Mobile Factory atteigne une vingtaine de personnes », confie le co-dirigeant.
Adresser des PME mais aussi des grands comptes
Pour la PME rhodanienne qui emploi aujourd'hui 70 salariés en CDI, une dizaine d'indépendants, et prévoit de réaliser 4 M€ de CA en 2015, cette Mobile Factory fait donc figure de relais de croissance. « Cela restera une activité complémentaire à nos activités de base, mais cela va nous permettre d'élargir la cible de nos clients. Sur nos activités traditionnelles, nos clients sont plutôt des groupes. Avec cette Mobile Factory, on va aussi adresser des entreprises plus petites », explique Jérémy Mastnak.
Et d'ajouter : « L'autre intérêt, c'est que notre positionnement de spécialiste sur les applications mobiles va nous permettre de pénétrer des comptes sur lesquels nous n'étions pas référencés avec notre offre traditionnelle. On a déjà la chance de travailler avec des grands comptes comme Areva, Orange ou encore le Crédit Agricole, mais les portes de la SNCF nous étaient par exemple fermées sur nos activités de base. Grâce à la Mobile Factory, on espère ouvrir des brèches. »
La Mobile Factory pourrait donc à terme représenter une porte d'entrée vers d'autres marchés sur l'ingénierie industrielle et les SI. De quoi alimenter la croissance d'Amiltone. « Il y a une passerelle naturelle entre le développement d'applications mobiles et nos deux autres pôles d'activité », confirme le dirigeant.
Et de conclure : « En face de nous, nous avons soit des généralistes qui font du mobile, soit des pures players du mobile, des sociétés de une à 30 personnes, qui n'ont pas notre vélocité, notre méthodologie industrielle (ISO 9001) et notre capacité à monter en charge en recrutant rapidement pour tenir des projets dans les délais. »
Spécialisée dans l'ingénierie industrielle et les systèmes d'information, la PME villeurbannaise vient de se lancer dans une troisième activité complémentaire : le développement d'applications mobiles natives sous OS.