Lors de sa conférence de rentrée, le Préfet de région, Hugues Parant, a évoqué la récente interruption du débat public sur la future ligne LGV dans les départements des Bouches-du-Rhône et du Var et a apporté sa vision sur le blocage. Selon lui, il faut arrêter d'opposer LGV et TER. Les associations anti-LGV n'ont en effet pas cessé de répéter que les communes traversées par la ligne à grande vitesse n'avaient pas besoin de TGV mais de trains régionaux plus fréquents et plus fiables, opposant ainsi les deux approches et soulignant que pour 18milliards d'euros (coût estimé de la LGV), il serait plus judicieux de mettre en place des transports de proximité plus efficaces. «Ce qui rend difficile l'organisation des TER dans notre région, c'est au contraire l'absence de ligne TGV spécifique. Tant que les trains à grande vitesse circuleront sur le réseau standard, ils seront prioritaires, semant la désorganisation dans les plannings. La création de la LGV permettra de transférer ces trains sur une nouvelle voie, libérant le sillon existant pour une desserte régionale plus régulière et plus dense. Le débat public a été mal posé et mal interprété. Il ne s'agit pas de se prononcer pour ou contre la LGV, mais de travailler à la réorganisation des transports ferroviaires en région. Nous devons nous employer à expliquer cette approche aux élus». Le projet devrait donc être remis en forme avec un nom plus conforme à ce nouvel esprit et revenir sur la table d'ici six mois. «Sur un projet de cette ampleur, six mois de retard ne comptent pas. Il faut à tout prix présenter un projet plus proche de la vie des gens. La mobilité des citoyens sur la région dans les dix années à venir repose sur cela...» [ANEPASMANQUE]
DECRYPTAGE